Les dirigeants du monde adressent l’Aide, le commerce et le programme de développement de l’après 2015

Genève, 8 Juillet 2013 (CEA) -  À une table ronde sur le programme de développement de l’après 2015 lors de la 4 ème Revue globale de l'Aide pour le commerce à Genève, le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), M. Carlos Lopes a dit aux dirigeants du monde que malgré des signes d'amélioration, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) restent, dans l'ensemble un "travail inachevé".

 «L'Afrique semble sur la bonne voie en ce qui concerne l'éducation primaire universelle et la parité entre hommes-femmes dans l'éducation, mais les progrès ont été insuffisants pour éradiquer l'extrême pauvreté et la faim et réduire la mortalité infantile et maternelle», a-t-il déclaré.

La table ronde avait pour objectif principal, le suivi et l'évaluation pour évaluer la contribution de l'aide pour renforcer les capacités commerciales des pays en développement et les aider ainsi à se connecter aux des chaînes de valeur globales.

M. Lopes a lié ce progrès mitigé à l'échec de lier le cadre des OMD à la transformation structurelle des économies africaines. Il a soutenu que la croissance économique de l'Afrique n'a pas apporté des améliorations proportionnelles en matière d'inclusion, de création d'emplois et de développement humain.

Il a souligné que le commerce international est essentiel pour parvenir à la transformation structurelle et que l'industrialisation des produits de base «semble être une voie prometteuse pour profiter des avantages comparatifs actuels de l'Afrique, tout en favorisant une plus grande création de la valeur ajoutée et de favoriser la création de liens en amont et en aval».

Il a fait valoir, cependant, que favoriser le commerce pour la diversification nécessite que l’on redresser un grand nombre de contraintes qui nuisent à la compétitivité des entreprises africaines et en tant que tel, «l'initiative de l’Aide pour le commerce est un pas dans la bonne direction, mais il est nécessaire d'aller au-delà de la logique traditionnelle du donateur-bénéficiaire», a-t-il dit.

M. Lopes a affirmé qu'une approche renouvelée de la quête de financement du développement est nécessaire: que lui a souligné «nous devons aller au-delà de la dichotomie donateurs-bénéficiaires, et nous concentrer sur l’exploitation des synergies potentielles et des complémentarités entre les différents acteurs, publics et privés, aux niveaux mondial, régional et national».

Cette nouvelle approche met l'accent sur la mobilisation des ressources intérieures, d'autres sources de financement du développement, et vise délibérément à endiguer la fuite illicite de capitaux.

Le Secrétaire exécutif a également déclaré que, bien que les perceptions au sujet de la performance économique de l'Afrique aient changé dans la dernière décennie, il reste beaucoup à faire pour parvenir à la transformation structurelle.

«Nous sommes à un moment important, où nous avons besoin de créer suffisamment d'emplois pour la population jeune en croissance de l'Afrique", a-t-il dit. Il a également appelé à une mise au point sur la durabilité des modèles de croissance de l'Afrique, qui ont jusqu'ici été largement soutenus par les industries extractives et les services, plutôt que la fabrication.

«Nous devons «re-stigmatiser» le récit sur ​​l'Afrique à la lumière des opportunités du continent pour les investissements, tel que le capital-investissement», a-t-il dit.

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