Agenda sur les reformes foncières en Afrique: les médias ont besoin d’appui!

Addis-Abeba, le 10 novembre (CEA) - En prélude à la toute première Conférence sur les Politiques Foncières en Afrique (CPFA) qui se tient du 11 au 14 novembre àAddisAbéba, un groupe des journalistes, venant des tous les coins du continent, ont exprimé leur enthousiasme àplaider la cause pour les reformes foncières toute en demandant aux institutions, telles que l’Initiative sur les Politiques Foncières (IPF), de leur appuyer dans cette démarche. L'IPF  est un consortium mis en place par la CUA, la BAD et la CEA pour soutenir les gouvernements africains dans le but faire face aux problèmes contemporains de la politique foncière.

C’était lors d'un atelier visant à équiper les journalistes avec des outils qui leur permettraient de mieux couvrir la CPFA et qui les mettraient en bon train pour le plaidoyer dans le domaine. Les reporteurs qui se sont rapidement établis comme les pionniers d'un nouveau réseau de journalistes sur les questions foncières, ont aussi fait une demande de soutien. Ladite demandeconcerne une solide formation dans le domaine et  la facilitation de leur accès aux données et aux institutions détentrices des connaissances en la matière. Ceci,dans le but développer un mouvement pour la gouvernance foncière avec l’ultime objectif de soutenir le développement de l'Afrique.

« Les médias peuvent influencer les décideurs à adopter des politiques et des cadres qui favorisent l'utilisation durable des terres en Afrique, » a soutenu le Dr Janet Edeme, Chef de la Division de l'économie rurale de la Commission de l'Union africaine, qui a ouvert l'atelier au nom du consortium CUA-BAD-CEA. « Mais jusqu'à présent, les médias ont rarement bénéficié des sessions de renforcement de leur capacités sur les questions foncières », a-t-elle ajouté.

Selon les experts de l’IPF, les médias disposent plusieurs pistes pour jouer un rôle clé dans le dialogue de politique foncière. Il s’agit  de dénoncer les pratiques de corruption, de surveiller sur les réformes foncières ainsi que les acquisitions et les offres, de demander la responsabilité des gouvernements, de créer des forums où les  acteurs pourraient interroger l’Etat et de mettre à contribution la technologie de l'information pour faire avancer les processus de la réforme agraire.

Mais pour ce faire, ils ont besoin de comprendre les éléments de base de la gouvernance foncière. Ces éléments comprennent les questions d’accès et des droits, l'état des ressources naturelles liées à la terre, les privilèges d'utilisation des terres, les processus de prise de décision sur l'appropriation des terres, la sécurité des droits, notamment en ce qui concerne les femmes et les peuples autochtones, et les mécanismes de résolution des conflits fonciers.Ceux-ci, ils ont ils appris, doivent être étayés par la responsabilité dans leurs reportages,qui  devraient chercher à établir un terrain d'entente et d’être sensible au conflit, mais qui devraient aller plus loin en demandant le bien public de l’intervention.

Dans l’immédiat, ces journalistes sont censés  capitaliser sur ces techniques en faisant leurs reportages sur la conférence qui dure 4 jours. La conférence mettra l'accent surla sécurisation des droits fonciers, la croissance agricole inclusive dans le contexte des investissements à grande échelle et les meilleures pratiques émergentes dans la formulation et la mise en œuvre des politiques foncières

 

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