<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xml:base="https://archive.uneca.org"  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
<channel>
 <title>Blog de unecasetup</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/blogs/unecasetup</link>
 <description></description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Un nouveau partenariat mondial pour l’Après-2015</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/un-nouveau-partenariat-mondial-pour-l%E2%80%99apr%C3%A8s-2015</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2014-01-09T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;9 Janvier 2014&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/new-technologies_0.jpg?itok=aVLPnHnh&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Un nouveau partenariat mondial pour l’Après-2015&quot; title=&quot;Un nouveau partenariat mondial pour l’Après-2015&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Entre 2000 et 2009, 11 pays africains ont connu une croissance annuelle de 7 % ou plus, ce qui est jugé suffisant pour doubler la taille de leurs économies en dix ans. Le PIB cumulé de l’Afrique s’élève à plus de 2 000 milliards de dollars aujourd’hui, soit à peu près l’équivalent des PIB du Brésil ou de la Russie, et un chiffre supérieur à celui de l’Inde. Sur le front économique, l’Afrique est désormais considérée comme un marché frontière dynamique et un pôle de croissance émergent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les indicateurs sociaux et politiques se sont également améliorés, avec des réussites notables au niveau du taux de scolarisation dans le primaire et de la parité des sexes. Le taux de prévalence du VIH/sida et de mortalité maternelle ont eux aussi enregistré une baisse. Cependant, le chômage reste élevé, particulièrement chez les jeunes, les succès observés dans la lutte contre le VIH/sida et le paludisme ont eu pour moteur l’accès à des fonds verticaux, près de la moitié de la population est considérée comme pauvre et le progrès de l’Afrique concernant les OMD laisse à désirer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que les partenariats mondiaux peuvent donner l’impulsion nécessaire pour relever les défis majeurs que pose le développement socio-économique en Afrique. L’Inde est passée du statut d’un des principaux bénéficiaires d’aide extérieure au milieu des années 1980 à celui de pays donateur net, l’aide extérieure représentant moins de 0,3 % de son PIB. Elle est maintenant membre du G-20 et des BRICS. La réussite du développement de l’Inde figure parmi les plus spectaculaires des 50 dernières années. Le pays a mené une révolution agricole qui l’a hissé au rang d’exportateur net de produits alimentaires et lui a permis de doubler son espérance de vie et de diviser son taux de pauvreté par deux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les partenariats mondiaux peuvent donc fonctionner pour l’Afrique, dès lors qu’ils sont en accord avec la vision stratégique du continent et qu’ils sont soutenus d’une même voix par tous les pays. Les résultats mitigés enregistrés pour le huitième objectif du Millénaire pour le développement (OMD 8) d’une part, et l’ambition de l’Afrique de promouvoir une croissance soutenue et transformative d’autre part, exigent que nous repensions complètement les partenariats mondiaux. La fin imminente de l’ère des OMD nous offre l’occasion de rénover les partenariats mondiaux dans un sens qui soit mutuellement bénéfique et durable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La structure actuelle du commerce mondial ne sert pas les intérêts de l’Afrique. À l’aube de l’adoption d’un nouvel ensemble d’objectifs de développement, la contribution de l’Afrique au commerce mondial, largement inchangée depuis 2000, demeure marginale, à environ 3 %, et continue d’être principalement des matières premières.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les efforts entrepris pour accroître la part du continent dans le commerce mondial grâce à l’Aide pour le commerce et des initiatives d’accès préférentiels aux marchés ont produit des résultats mitigés. Bien que les engagements au titre de l’Aide pour le commerce aient augmenté ces dernières années, les décaissements ne sont pas à la hauteur des engagements pris. De plus, la part des importations des pays développés en provenance d’Afrique (admises en franchise de droits) stagne. Ces tendances sont regrettables puisque le commerce constitue un important mécanisme de promotion de croissance économique et de création d’emplois durables dans les pays en développement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela dit, nous devons garder à l’esprit l’hétérogénéité qui caractérise les pays africains, qui incluent des pays les moins avancés (PMA), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PEID). Les besoins spécifiques de ces pays, tels que reconnus par la Déclaration du Millénaire, doivent être pris en compte dans le nouveau cadre de partenariat mondial, qui devrait offrir davantage de possibilités de financement pour les pays les plus vulnérables.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles pourraient être quelques caractéristiques souhaitables du nouveau cadre de partenariat mondial ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les partenariats mondiaux restent essentiels pour s’attaquer à des problèmes mondiaux tels que le changement climatique, les conflits et l’insécurité, l’instabilité financière, les mouvements illicites de capitaux ou les risques sanitaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un nouveau partenariat mondial doit être mutuellement bénéfique, promouvoir l’autonomie des États africains, notamment par le soutien à l’amélioration des compétences, au développement technologique et à l’industrialisation, ainsi que répondre aux priorités du développement en Afrique. Si ces priorités sont spécifiques à chaque pays, le changement structurel et le développement des capacités nécessaires sont deux domaines qui concernent la plupart des pays africains. Ce nouveau partenariat mondial doit éviter de reproduire la logique donateur-bénéficiaire à l’œuvre dans l’OMD 8 relatif aux partenariats mondiaux, mais promouvoir le commerce équitable, les investissements directs à l’étranger et établir une coopération avec le secteur privé local.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En parallèle, l’Afrique doit davantage s’approprier son programme de développement. Il faudra pour cela que les pays entreprennent une évaluation critique de leur potentiel en matière de ressources nationales et élaborent des stratégies de mobilisation des ressources visant à maximiser ce potentiel. La mobilisation des ressources nationales ne concerne pas seulement la recherche de fonds; il s’agit également de rétablir l’obligation de l’État de rendre des comptes à sa population, et de l’inverser dans la relation entre l’État et les partenaires du développement, afin que ces derniers soient responsables devant l’État. Une telle obligation exigera des cadres de suivi et d’évaluation bien conçus, ainsi que l’établissement de données de référence fiables à compter de 2015. C’est pourquoi les systèmes publics de statistiques et les autres systèmes d’information nécessitent une attention et un soutien spécifiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le nouveau cadre doit également prendre en compte la situation initiale de chaque pays. Cela a son importance puisque la performance devrait être évaluée à l’aune du chemin parcouru depuis le point de départ. Nous ne pouvons reproduire l’erreur méthodologique consistant à demander à tous les pays le même effort pour atteindre un objectif universel, comme si tous se trouvaient sur la même ligne de départ. Dans cette optique, le cadre devrait inclure, entre autres caractéristiques indispensables, l’obligation mutuelle de rendre des comptes, des mécanismes de mise en œuvre, ainsi que des mécanismes qui promeuvent le respect par les entreprises multinationales des règles et normes internationales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, le futur partenariat mondial devra intégrer de nouveaux types d’acteurs tels que le secteur privé, les parlementaires, la société civile, les fondations privées, les femmes et les jeunes. En particulier, dans le continent le plus jeune du monde, la voix des jeunes doit être entendue.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que nous abordons une période de transition vers le prochain programme de développement, nous devons être unis dans notre volonté de négocier un partenariat mondial et une architecture financière qui respectent les priorités de développement de l’Afrique, qui favorisent les intérêts mutuels des pays développés et des pays en développement et qui demandent à toutes les parties de rendre compte de leurs actes de façon crédible. Faute de quoi nous manquerions à notre devoir de responsables d’institutions, de communautés et de pays.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet article a été publié pour la première fois sur &lt;a href=&quot;http://www.thebrokeronline.eu/&quot;&gt;www.thebrokeronline.eu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2529 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/un-nouveau-partenariat-mondial-pour-l%E2%80%99apr%C3%A8s-2015#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Comment les pays africains peuvent-ils mettre à profit les mutations géopolitiques actuelles?</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/comment-les-pays-africains-peuvent-ils-mettre-%C3%A0-profit-les-mutations-g%C3%A9opolitiques-actuelles</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-10-18T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;18 Octobre 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/geopolitical.jpg?itok=Bsqom7WG&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;How can African countries capitalize on the current geopolitical changes? &quot; title=&quot;How can African countries capitalize on the current geopolitical changes? &quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Cette année, l&#039;Afrique célèbre le cinquantenaire de la création de l&#039;Organisation de l&#039;unité africaine (OUA); jamais auparavant, le continent n&#039;a été si près de  tirer profit de ses énormes ressources. Les mutations politiques et économiques radicales intervenues au cours d&#039;un demi-siècle ont transformé les structures de pouvoir au niveau mondial, reconfiguré les relations internationales,  et conduit à repenser sérieusement les paradigmes de développement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il convient de reconnaître l&#039;importance du rôle joué par l&#039;Union africaine dans cette transition. Créée en 1963, l’OUA a jeté les bases de l&#039;unité du continent africain. Elle avait pour mission de débarrasser le continent des vestiges du colonialisme et de rétablir la dignité et la fierté du continent après des siècles de domination, de promouvoir l&#039;intégration du continent et de défendre ses intérêts durant la guerre froide.  Dans l’évolution du continent, l&#039;OUA, considérée comme le résultat  le plus notable du panafricanisme, a fait place à l&#039;Union africaine en 2002. Symbole  d’une nouvelle ère, l&#039;Union africaine a pour mission d’accélérer le processus d&#039;intégration économique, de résoudre les problèmes sociopolitiques et de renforcer l’unité du continent, afin que l&#039;Afrique puisse jouer un rôle plus important dans l&#039;économie mondiale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En un peu plus d&#039;une décennie, l&#039;Afrique a connu une croissance remarquable, passant de seulement 2,1 % dans les années 90 à 5 % au cours de la dernière décennie. Les perspectives d&#039;avenir restent prometteuses, la croissance  économique  devant se poursuivre, selon les projections, en dépit des turbulences des marchés financiers mondiaux. La confiance des investisseurs a également été rétablie, grâce à des facteurs comme la paix, les élections démocratiques et l’amélioration de la gouvernance. Résultat, l&#039;Afrique a attiré davantage d&#039;investissements directs étrangers (IDE). En 2011, les projets financés par l’IDE en Afrique ont augmenté de près de 27 %. Au premier trimestre de 2012, ils s&#039;élevaient à 80 milliards de dollars et devraient dépasser 150 milliards de dollars d&#039;ici à 2015.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment l&#039;Afrique peut-elle alors tirer parti des tendances actuelles?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Africains peuvent prendre le contrôle de leurs ressources naturelles.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le potentiel industriel de l&#039;Afrique a été miné par l’héritage  colonial, fait notamment d’institutions faibles et d’infrastructures mises en place pour faciliter l&#039;extraction des ressources. Les programmes d&#039;ajustement structurel ont eu des effets particulièrement négatifs sur l’accumulation de la technologie, le développement du capital humain et les résultats à l’exportation. Cependant, les ressources de l&#039;Afrique, représentent environ trois quarts de l&#039;offre mondiale de platine, la moitié de celle des diamants et de chrome; ainsi que le cinquième de l’offre d’or et d’uranium. Le continent détient en outre un peu plus de la moitié des terres arables non cultivées du monde et  peut en devenir le grenier. On y procède à l’extraction de gaz et de pétrole dans plus de trente pays. Face à la hausse continue de la demande mondiale de ses abondantes ressources, l&#039;Afrique se doit de les gérer avec prudence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Actuellement, trop  de pays africains sont tributaires de la production et de l&#039;exportation des matières premières, qui alimentent la prospérité et le développement dans d&#039;autres régions plutôt qu’en Afrique, entraînant de ce fait un manque à gagner en termes d’emplois et de débouchés. Le continent court le risque de voir son rôle dans le commerce international se marginaliser s’il  n&#039;ajoute pas de valeur à ses produits. L’industrialisation fondée sur les produits de base offre donc la possibilité de créer de la valeur ajoutée ainsi que d’établir des liens en amont et en aval. Le secteur éthiopien du cuir et le secteur nigérian du pétrole, par exemple,  constituent de bons exemples de liens qui, non seulement se développent, mais donnent également lieu à des activités à haute valeur ajoutée. Ce type d’initiatives doit devenir la norme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#039;avenir économique de l&#039;Afrique sera déterminé par la manière dont le continent concevra et appliquera les politiques nécessaires pour promouvoir l&#039;industrialisation. Il faut sans tarder s’attaquer aux contraintes et aux goulets d&#039;étranglement dans les infrastructures, faciliter le développement du secteur des produits de base et l’établissement de liens en amont et en aval, encourager la création d&#039;emplois semi ou non qualifiés et dispenser des formations professionnelles en rapport avec des techniques artisanales plus pointues, et mettre à disposition des données probantes pour les besoins  de la planification. Ce sont là autant de possibilités offertes à l&#039;Afrique et à ses partenaires pour mieux collaborer sans priver l&#039;Afrique des retombées du boom de ses ressources naturelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le dividende démographique de l&#039;Afrique&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; La population de l&#039;Afrique devrait doubler pour atteindre près de 2,3 milliards de personnes au cours des quarante prochaines années, soit environ la moitié de la croissance totale de la population du globe. L&#039;Afrique est aussi le seul continent comptant une forte population de plus en plus jeune. On estime que dans moins de trois générations, 41 % des jeunes du monde seront africains. En 2050, les jeunes Africains constitueront plus d&#039;un quart de la population active mondiale. À la fin du siècle, le continent affichera le plus faible taux de dépendance au monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, l&#039;Afrique enregistre un taux de croissance urbaine sans précédent. Les projections indiquent qu&#039;entre 2010 et 2025, certaines villes africaines compteront jusqu&#039;à 85 % de la population. Cela se traduira par le passage d’une société rurale à une société essentiellement urbaine, les plus grandes villes du continent, en l’occurrence Lagos et Kinshasa, comptant 15 millions d’habitants d&#039;ici à 2025, tandis que d&#039;autres telles que Dar es-Salaam pourraient abriter 7 millions d&#039;habitants. En Afrique, les villes génèrent environ 55 % du PIB total du continent, contre environ 90 % du PIB dans les pays développés. Si l’on est conscient des défis connexes, tels que la nécessité d&#039;assurer des services essentiels pour faire face à ce phénomène, les possibilités de croissance économique, de réduction de la pauvreté et de développement humain sont énormes. Environ 54 % des jeunes Africains sont actuellement au chômage et plus des trois quarts vivent avec moins de 2 dollars par jour. On peut établir une corrélation et tirer des enseignements de l’expérience des marchés émergents d&#039;Asie, où 40 % de la croissance économique rapide enregistrée entre 1965 et 1990 sont attribuables à un accroissement de la population en âge de travailler.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela dit, une population jeune d&#039;une telle importance indique également que le véritable défi du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle est la capacité de remédier à ce déséquilibre démographique de façon à préserver les intérêts des générations futures. Il est temps que le dividende démographique se concrétise en Afrique. En s’inspirant du &lt;em&gt;Contrat social, &lt;/em&gt;  l’ouvrage pionnier de Jean-Jacques Rousseau, il y a lieu d’établir un nouveau contrat social intergénérationnel justifié par la nécessité de tenir compte des besoins des générations actuelles et futures ; notamment d’une Afrique jeune et d’une population vieillissante ailleurs dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Partenariats entre l’Afrique et les nouveaux pays émergents&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#039;influence jadis dominante de l&#039;Occident commence à décroître et devrait se muer en une nouvelle relation avec l&#039;Afrique. L&#039;Inde, la Chine et de  nouveaux acteurs, ont intensifié leur engagement en Afrique d&#039;une manière assez remarquable, transformant de ce fait les relations traditionnelles commerciales et d&#039;investissement du continent. Les plus fortes hausses de l&#039;investissement direct étranger enregistrées par le continent au cours des dernières années proviennent des BRICS et portent essentiellement sur les ressources naturelles de l&#039;Afrique, notamment le pétrole en Angola, en Algérie, au Nigeria et au Soudan et l&#039;exploitation minière au Niger, en Mauritanie, en Zambie et au Libéria. II s’agit cependant d’une  vision très partielle de ce qui se passe. On assiste à une importante diversification des investissements. Par exemple, l&#039;Inde investit dans les services sociaux, les textiles et les moyennes entreprises ainsi que la technologie, et la Chine, de façon massive dans les infrastructures et les services en Afrique. C’est une révolution des façons de travailler accompagnée par les progrès technologiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce nouveau paradigme d&#039;engagement traduit une forme de coopération dans laquelle les partenaires se considèrent comme des pairs dans des relations mutuellement bénéfiques. L&#039;intérêt qu’un plus grand nombre de partenaires manifeste pour l&#039;Afrique est bénéfique au continent et offre des choix. L’Afrique, à son tour, est bien placée pour faire entendre davantage sa voix sur la scène internationale et tirer parti des différents modèles de développement ainsi que des avantages comparatifs offerts par le réseau de partenaires. Pour en tirer pleinement avantage, l&#039;Afrique doit renforcer ses institutions, prendre la direction des négociations, élaborer et mettre en œuvre des stratégies avec des partenaires pour profiter de leurs avantages comparatifs et conclure de bons marchés. L&#039;Afrique doit changer pour être désormais perçue comme un fixeur  plutôt qu’un preneur de prix.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L&#039;avenir du partenariat Afrique-Union européenne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#039;Europe et l&#039;Afrique ont été importantes l’une pour l’autre, leurs relations étant fondées sur l’histoire et la proximité géographique et tirant leur sens de ce qu’elles unissent deux continents. L&#039;Europe a été plus qu&#039;un partenaire commercial, au développement et en matière d&#039;investissement, tandis que l&#039;Afrique a été une source vitale d’approvisionnement de produits de base pour l&#039;Europe, notamment les métaux et minéraux stratégiques, et un marché captif. Cela dit, sans aucun doute le secteur qui a  enregistré le plus de réussite dans  le cadre de ce partenariat de longue date a été le domaine thématique de la paix et de la sécurité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au cours de la dernière décennie, le partenariat UE-Afrique a, dans le cadre de la Stratégie commune Afrique-Union européenne, évolué, passant de ce qui avait été critiqué comme étant une relation « donateur-bénéficiaire » déséquilibrée à une promesse de profond changement dans l’approche de l’Europe vis-à-vis de l&#039;Afrique. La Stratégie commune Afrique-UE, adoptée en 2007, reposait sur les principes d’égalité de participation et de représentation, ainsi que le traitement de l&#039;Afrique comme une seule entité. Toutefois, le développement et la coopération politique entre les deux continents n&#039;ont donné lieu à aucune transformation profonde, le fossé ne cessant de se creuser. Cette situation est attribuable à des facteurs tels que la diminution des budgets de développement consécutive à la crise de la dette souveraine de la zone euro; si bien que  les promesses financières faites dans le cadre de la stratégie commune n&#039;ont pas été tenues. L&#039;émergence de nouvelles économies remet en cause le rôle historique et le style d&#039;aide au développement et de coopération de l&#039;Europe en Afrique. Plusieurs accords de partenariat ont également vu le jour depuis lors, notamment l&#039;Accord de Cotonou, qui a eu pour effet de fragiliser la stratégie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le quatrième sommet Afrique-Union européenne arrive donc à point nommé pour les deux continents afin de trouver un consensus sur ce qu&#039;ils veulent et comment transformer leur relation. Dans le nouveau paysage des partenariats multipolaires, l&#039;Afrique a besoin d&#039;une stratégie cohérente de façon à ne voir son développement compromis par la concurrence entre les partenaires potentiels. Ce faisant, la responsabilité mutuelle, les mécanismes d&#039;application, les mécanismes qui garantissent le respect des normes internationales par les multinationales doivent figurer au nombre des éléments indispensables des futurs partenariats. Il est grand temps pour l&#039;Afrique de mettre à profit les mutations géopolitiques en s’appropriant le processus et en jouant un rôle moteur dans sa conduite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Article publié dans GREAT Insights, Volume 2, numéro 6. septembre 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2544 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/comment-les-pays-africains-peuvent-ils-mettre-%C3%A0-profit-les-mutations-g%C3%A9opolitiques-actuelles#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>L&#039;Afrique doit tirer profit de ses ressources minérales</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/lafrique-doit-tirer-profit-de-ses-ressources-min%C3%A9rales</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-10-07T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;7 Octobre 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/africamineralmining_0.jpg?itok=S8HppayZ&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Africa must benefit from its mineral resources&quot; title=&quot;Africa must benefit from its mineral resources&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;L&#039;économie politique de l&#039;Afrique est profondément ancrée dans l’histoire de l&#039;exploitation et de la gouvernance ou de la malgouvernance de ses ressources naturelles et minérales. Plus de 500 ans après l&#039;exploitation commerciale de ses ressources, le  continent continue de posséder plusieurs des grands gisements inexploités de minéraux dans le monde. À titre d’exemple, l&#039;Afrique a à son actif trois quarts de l&#039;offre mondiale de platine  et la moitié de celle de diamant et de chrome. Elle détient près du cinquième des réserves d&#039;or et d’uranium et devient de plus en plus le continent où l’on produit du pétrole et du gaz, avec plus de 30 pays classés aujourd’hui dans la catégorie des producteurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Pourtant, à quelques exceptions près, le continent ne consomme pas les matières minérales et autres produits minéraux qu’il possède en abondance ni ne leur ajoute de valeur significative. Nos pays sont plutôt des exportateurs nets de matières premières qui alimentent la prospérité et le développement dans d&#039;autres régions. L&#039;Afrique est essentiellement considérée comme preneuse plutôt que fixeuse de prix et joue un rôle marginal dans le commerce international.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;La question qui se pose alors est de savoir pourquoi le continent continue d’être aux prises avec une transformation économique limitée et des niveaux de rentes tirées des ressources naturelles faibles, voire nuls, et pourquoi il offre peu d’emplois. Au cours des 10 dernières années, les prix des matières premières ont atteint un supercycle, mais la part de l&#039;Afrique dans ces gains exceptionnels a été infime, comparée à ce que les sociétés minières ont engrangé. Les bénéfices nets moyens des 40 premières sociétés minières ont augmenté de 156 % en 2010,  alors que la part perçue par les gouvernements n&#039;a augmenté que de 60 %, dont l’essentiel est allé à l&#039;Australie et au Canada, deux pays qui désirent volontiers partager leur expérience avec l&#039;Afrique. En effet, la plupart des pays africains ont perçu beaucoup moins que ce pourcentage, du fait des généreuses exemptions d’impôts accordées aux sociétés minières !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Si l’on examine la question sous un autre angle, le bénéfice réalisé par le même groupe de sociétés minières en 2010 était de 110 milliards de dollars, ce qui équivaut aux exportations de marchandises de tous les PMA africains au cours de l’année en question. Il est donc juste de dire que le modèle de développement axé sur les ressources désavantage considérablement les fournisseurs de matières premières. La conclusion qui peut se dégager de cette situation est que ce modèle actuel qui offre les ressources pour le développement ne contribue pas à l’instauration de l’équité ni à l’accélération du développement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Élaborée conjointement par l&#039;Union africaine, la Commission économique pour l’Afrique, la Banque africaine de développement et d&#039;autres institutions des Nations Unies, la Vision africaine des mines a été adoptée par les chefs d&#039;État de l&#039;Union africaine en 2009. Elle préconise une « exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales en tant que fondement d&#039;une croissance durable et d&#039;un développement socioéconomique généralisé ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;La  Vision africaine des mines part de l’idée que les ressources minérales de l&#039;Afrique peuvent être mieux exploitées pour répondre aux besoins sociaux et économiques du continent ; ce en accordant l’importance voulue à la durabilité environnementale et sociale, aux avantages découlant de l&#039;intégration régionale et internationale avec les défis connexes que pose l’infrastructure matérielle et immatérielle, ainsi qu’à l’établissement de liens en amont et en aval et même latéraux à partir du secteur minier de base et aux principes d’équité et de justice  dans le partage des avantages et l&#039;utilisation des recettes tirées des ressources .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Pour réaliser les fortes aspirations contenues dans cette Vision, l&#039;Afrique se doit de revenir aux fondamentaux et de régler certains des problèmes initiaux qui continuent de compromettre la gestion des ressources naturelles du continent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le succès de cet effort repose sur la capacité des gouvernements d’obtenir les meilleurs prix pour leurs pays lors de la négociation des contrats. Des déficits de capacité ont été par ailleurs constatés dans des domaines essentiels que sont l&#039;audit, le suivi, la réglementation et l&#039;amélioration des régimes d&#039;exploitation des ressources. En République démocratique du Congo, un comité gouvernemental a procédé à l’examen de 61 contrats miniers passés au cours de la décennie allant à 2006, et n&#039;en a trouvé aucun d’acceptable. Il a alors recommandé la renégociation de 39 et l&#039;annulation de 22.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;La Zambie, à la faveur de la hausse des cours internationaux du cuivre et après des années de subvention des grandes entreprises multinationales opérant   dans la zone cuprifère, a réussi à relever les impôts sur les sociétés minières de 25 à 30 % et à introduire un impôt sur les bénéfices exceptionnels. Cela lui a permis d’engranger 415 millions de dollars de recettes supplémentaires. D&#039;autres pays africains ont lancé des processus similaires d’annulation ou de révision des contrats portant sur les ressources, notamment la Guinée, la Zambie, la Tanzanie, le Libéria et le Nigéria, dans l’optique d’élargir la base de leurs recettes tirées des ressources. Cette tendance continuera de se généraliser au fur et à mesure que les organisations de la société civile et les États prendront conscience du manque à gagner dans les recettes tirées de leurs ressources.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Des mécanismes internationaux, tels que le Processus de Kimberley concernant les diamants et l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives pour ce qui est des autres minéraux, quoique présentant des faiblesses manifestes, ont contribué à améliorer la transparence et l’obligation de rendre compte dans le processus de négociation des contrats du côté de la production, de même que la loi Dodd-Frank (Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act) et autres lois  semblables ont ouvert la voie à la loyauté dans les milieux internationaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;D’une part, il conviendra également de freiner la tendance à la réduction de la marge d’action de l&#039;Afrique dans les négociations commerciales internationales. Les traités non équitables sur le commerce et les règles injustes établies par les organismes internationaux et qui compromettent la création par l&#039;Afrique de valeur ajoutée pour ses matières premières doivent être révisés à la lumière de la demande accrue et de la ruée des pays émergents du Sud, notamment la Chine et les pays de l&#039;Extrême-Orient, vers ses ressources minières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;D’autre part, du point de vue géologique, l&#039;Afrique reste le « continent inconnu », qui regorge d’énormes quantités non explorées de ressources naturelles à extraire. Les opérations de cartographie géologique et d&#039;inventaire des ressources minérales n’ont pas encore couvert l&#039;ensemble du continent, ce qui masque son véritable potentiel géologique. Les gouvernements africains ne sont pas en  mesure de procéder à une estimation de leurs ressources minérales, permettant ainsi aux  sociétés transnationales d’avoir accès aux quantités commercialisables des gisements récemment découverts, en particulier de pétrole et de gaz. Ce manque de données vérifiées compromet gravement la capacité et le pouvoir de négociation de l’Afrique. De nouvelles technologies existent en abondance qui pourraient permettre au continent de mieux apprécier sa base de ressources naturelles, mais l’idée est entravée par le manque d’engagements financiers soutenus, l’exploration étant laissée en grande partie entre les mains du secteur privé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Une troisième mesure structurelle importante consiste à assurer une meilleure intégration des politiques de développement du continent. L&#039;Afrique a besoin d’intégrer fermement les objectifs de développement à long terme dans les processus d&#039;extraction des ressources naturelles. Pour que l’exploitation minière profite aux populations africaines, de solides liens en amont et en aval au sein de l&#039;économie locale devraient être établis et permettre aux entrepreneurs et aux industriels locaux de tirer parti des possibilités de fourniture de services et de transfert de technologies, du fait de leur proximité de l&#039;industrie minière. Autrement dit, il faudrait réaliser des investissements dans l’infrastructure, dans la recherche et le développement du capital humain, ce en fixant des exigences en matière de contenu local. C’est bien ce qu’ont fait d&#039;autres régions, l&#039;Afrique doit faire autant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Dans ce modèle d&#039;exploitation minière tiré par le développement, on devrait également renforcer et mettre à profit le potentiel de l&#039;activité minière à petite échelle afin d&#039;améliorer les moyens de subsistance en milieu rural et d’accélérer l&#039;intégration dans l&#039;économie rurale et nationale. Au nombre des autres préalables, il convient de citer des facteurs tels que le renforcement des capacités humaines et institutionnelles aux fins de la promotion d’une économie du savoir qui soutient l&#039;innovation et la recherche-développement, ainsi que de la bonne gouvernance d’un secteur minier dans lequel les collectivités et les citoyens participent au processus décisionnel et sont parties prenantes en ce qui concerne les avoirs miniers, et où il existe l’équité dans la répartition des bénéfices.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Pour conclure, les ressources naturelles de l&#039;Afrique sont une bénédiction et non une malédiction et peuvent être et serviront de signes avant-coureurs de la montée en puissance du continent face à l&#039;appétit insatiable de ressources naturelles qui se manifeste sur la scène internationale. Pour ce faire, des cadres tels que la Vision africaine des mines doivent être mis en œuvre et servir de  référence à l’échelon national et régional.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2543 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/lafrique-doit-tirer-profit-de-ses-ressources-min%C3%A9rales#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>La Jeunesse africaine, dépositaire d&#039;un nouveau contrat social</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/la-jeunesse-africaine-d%C3%A9positaire-dun-nouveau-contrat-social</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-09-20T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;20 Septembre 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/africa_youth.jpg?itok=0jGG02Sx&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;African Youth: the custodians of a new social contract&quot; title=&quot;African Youth: the custodians of a new social contract&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;L’histoire témoigne de la ténacité de la jeunesse africaine. Certaines des figures les plus célèbres de la lutte pour l’indépendance de l’Afrique ont commencé leur militantisme politique en tant que jeunes adultes. À l’âge de 37 ans, Kwame Nkrumah était profondément impliqué dans la planification du Congrès panafricain de 1945, tenu à Manchester. Abdul Nasser Gamal, à 35 ans, était un colonel de l’armée égyptienne et est devenu président à 38 ans. À 27 ans, Frantz Fanon a écrit son premier livre, applaudi par les critiques du monde entier. D’autres dirigeants comme Nelson Mandela, Patrice Lumumba et Modibo Keita ont tous été, dans leur jeunesse, des penseurs et artisans du changement, reconnus pour leurs contributions. En effet, mon mentor, Amilcar Cabral, à 26 ans, avait fondé plusieurs mouvements d’étudiants défendant la cause de la libération des colonies portugaises en Afrique. À son décès à l’âge de 46 ans, il avait obtenu plus de résultats que beaucoup l’espace de plusieurs vies. Il ne s’agit là que de quelques exemples de dirigeants africains du XX&lt;span&gt;e &lt;/span&gt;siècle qui, au cours de leur jeunesse, ont été et continuent d’être une source d’inspiration pour les Africains et le monde en général.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En comparaison, comment les jeunes leaders africains d’aujourd’hui soutiennent-ils le processus de transformation de l’Afrique? Notre jeunesse a encore du mal à faire entendre sa voix dans toutes les sphères d’influence. Par exemple, l’âge moyen actuel des dirigeants africains est le triple de l’âge médian de la population africaine. Les dirigeants africains semblent moins disposés aujourd’hui à créer de l’espace pour des engagements politiques. En Afrique du Nord, par exemple, sur une période de plus de 40 ans, les dirigeants n’ont pas réussi à développer des systèmes politiques ouverts et pluralistes, limitant ainsi les perspectives de participation des citoyens – en particulier, celle des jeunes – à la vie civile ou politique. Aux yeux des analystes, c’est là l’un des échecs systémiques à l’origine de la vague de soulèvements politiques, principalement menés par des jeunes, hommes et femmes, sans emploi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Environ 54% des jeunes Africains sont actuellement au chômage et plus des trois quarts sont considérés comme pauvres. Dans de nombreux pays africains, le secteur non structuré de l’économie est le plus grand pourvoyeur d’emplois pour les jeunes. Par exemple, en République démocratique du Congo, 96,2 % des jeunes travailleurs seraient dans le secteur informel; au Cameroun, cette proportion serait de 88,6 % et en Zambie de 99 %. En Afrique, on constate que le chômage des jeunes tend à augmenter en fonction du niveau atteint dans l’enseignement supérieur. Au Maroc, par exemple, le BIT estime que le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans, en 2004, était de 7,7 % chez les travailleurs n’ayant aucun diplôme, de 28,1 % chez les bacheliers et de 61,2 % chez les titulaires d’un diplôme universitaire ou d’études supérieurs. Bien que les niveaux d’étude scolaire augmentent, l’Afrique tend à être la traîne par rapport au reste du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette situation est préoccupante et, au regard des grandes tendances démographiques actuelles, elle est même anachronique. La population de l’Afrique croît plus rapidement que celle de toute autre région. Non seulement, elle augmente en nombre, mais qui plus est, elle est de plus en plus jeune. En 2010, 20,4 % des Africains appartenaient au groupe des 15- 24 ans. Il ressort de nouvelles projections que d’ici 2020, 3 Africains sur 4 auront en moyenne une vingtaine d’années. On estime également que d’ici à 2100, 10 des 20 nations les plus peuplées au monde seront en Afrique (Éthiopie, Malawi, Niger, Nigéria, République démocratique du Congo, Soudan, Tanzanie et Ouganda).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que la population africaine est de plus en plus jeune, l’ironie est que le reste du monde vieillit de plus en plus. L’Union européenne, le Japon, la Chine et plusieurs autres pays dans les Amériques affichent des niveaux extrêmement bas de fécondité, ce qui a de graves répercussions sur l’offre de main-d’œuvre actuelle. Par exemple, l’offre de main-d’œuvre en Chine et dans l’UE est en baisse – après avoir atteint un sommet en 2010 – et on s’attend à ce que la population japonaise baisse d’environ un tiers au cours des cinquante prochaines années, avec près de 40 % de la population âgés de 65 ans ou plus. La plupart des pays d’Amérique latine devrait eux aussi afficher la même tendance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réalité incontournable est qu’il y a de plus en plus un déséquilibre dans le système démographique du monde, ce qui a des effets indirects sur les structures des marchés et les structures sociales: une Afrique plus jeune avec un excès de main-d’œuvre face à un monde vieillissant qui connaît une pénurie de main-d’œuvre. Une Afrique plus jeune regorgeant de jeunes créatifs, ingénieux et de plus en plus instruits face à un monde vieillissant ayant besoin d’innovation et de nouvelles idées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment l’Europe, le Japon, la Chine et les autres pays envisagent-ils de combler le vide qui se dessine dans leurs sociétés au fur et à mesure que le fossé en matière de compétences, de force, de main-d’œuvre et de créativité créé par le vieillissement de leur société se creuse et influe sur leur mode de vie? Les générations actuelles de personnes âgées dans les pays développés peuvent jouir d’une retraite relativement confortable, principalement en raison d’un système de protection sociale efficace, reposant sur les épaules d’une importante population active plus jeune. Dans quelle mesure ces pays peuvent-ils maintenir le contrat de protection sociale passé avec les générations âgées sans renégocier un nouveau contrat avec les régions du monde où une main-d’œuvre sera en mesure d’assurer la subsistance des générations futures?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il conviendra de corriger cette asymétrie démographique et géographique, notamment en appelant à un nouvel ordre social mondial qui tienne compte des préoccupations d’équité intergénérationnelle et intercontinentale. L’Afrique étant le continent détenteur de ce capital jeunesse, comment peut-elle « conclure un marché » avec le reste du monde pour exploiter le potentiel considérable que représente ce dividende démographique?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a trois cents ans, naissait Jean-Jacques Rousseau, considéré comme l’un des plus célèbres philosophes des Lumières. Son ouvrage de référence, « Du contrat social » nous offre un point de départ pour cette discussion. Rousseau a examiné la possibilité d’équilibrer les relations entre l’homme et la nature. Il a également exploré la possibilité de créer une société fondée sur les principes d’égalité, de liberté et de gouvernance participative. L’idée d’un contrat social était importante en ce sens que l’auteur visait à lutter contre les profondes inégalités structurelles qui prévalaient au XVIII&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; siècle et à promouvoir les idéaux d’égalité et de droits de l’homme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le XXI&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; siècle est différent de celui des Lumières. Différents défis se présentent, notamment des dysfonctionnements paralysants et l’effondrement d’un système économique qui nous font remettre en cause les modèles économiques actuels, l’augmentation en nombre, l’intensité et l’impact des crises environnementales et sociales qui transcendent les frontières nationales et continentales et nécessitent des mesures collectives mondiales. Ces nouveaux défis soulignent, aujourd’hui plus que jamais, la nécessité de mettre en œuvre d’autres modèles de développement et une nouvelle justice intergénérationnelle, dans lesquels les besoins des générations futures déterminent les activités de la génération actuelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’instar du Contrat social de Rousseau, nous devons établir un nouveau contrat social qui repose sur les principes initiaux et va au-delà. Il faudra à cet effet relever les défis actuels, tels que la création d’un système de redistribution qui soit «solidaire» et contribue à améliorer à la fois l’équité intragénérationnelle et intergénérationnelle, et mettre en place de nouvelles institutions de nature à sortir les populations de la pauvreté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est là le véritable défi du XXI&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; siècle, et le capital jeunesse de l’Afrique ne saurait être exclu de l’équation. La jeunesse africaine semble bien être à la hauteur. Les acteurs actuels de changement, comme Ashish Thakkar, le plus jeune milliardaire africain, Ondjaki, l’écrivain angolais de renom, Bethlehem Tilahuan, PDG éthiopienne de la société « Sole Rebel Shoes », Saheed Adepoju, du Nigéria, inventeur de la première tablette Android et Didier Drogba, le célèbre footballeur ivoirien, continuent de viser plus haut dans leurs domaines d’expertise. D’autres jeunes Africains talentueux comme le Kényan Ory Okolloh, inventeur du logiciel Ushahidi, le Sud-africain, Fred Swaniker, qui détecte et hisse aux sommets les jeunes talents, le Ghanéen Anas Aremeyaw Anas, journaliste d’investigation, dont le travail dans l’ombre sur la corruption et les violations des droits de l’homme a conduit à un changement de politique sur le continent, ou H-Kayne, le groupe marocain de hip hop, sont en train de changer les choses. En effet, le rôle du jeune Tunisien Mohammed Bouazizi dans la révolution en Afrique du Nord a été qualifié par l’universitaire Larbi Sadiki d’événement qui a « changé le cours de l’histoire politique arabe ». Ces jeunes, à l’image de leurs prédécesseurs, continuent de repousser les frontières de la science et de la technologie, de l’entreprenariat et des affaires, des arts et de la musique, et de changer le paysage politique de leur temps, grâce à des moyens comme les médias sociaux ou les mouvements civils.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un nouveau contrat social est-il utopique? Notre intérêt collectif est fortement enraciné dans notre capacité d’initier la réponse comportementale qui garantira que, tout en gardant à l’esprit une approche de partage des risques, nous soyons également disposés à multiplier des opportunités qui constitueront des filets de sécurité pour notre génération et les suivantes. L’Afrique a été décrite comme le continent en plein essor. Elle devient peu à peu une puissance économique potentielle, enregistrant une augmentation significative des PIB nationaux. Un nouveau contrat social, qui maintiendra les taux de croissance stables et équitables et inspirera une nouvelle confiance dans la jeunesse, permettra au continent de poursuivre activement sa « course accélérée » vers un développement axé sur la transformation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2542 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/la-jeunesse-africaine-d%C3%A9positaire-dun-nouveau-contrat-social#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>De la naissance du panafricanisme à une renaissance africaine</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/de-la-naissance-du-panafricanisme-%C3%A0-une-renaissance-africaine</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-08-23T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;23 Août 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/oau_foundingfathers_0.jpg?itok=YBMPwa5y&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Moving from early Pan-Africanism towards an African Renaissance&quot; title=&quot;Moving from early Pan-Africanism towards an African Renaissance&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;La commémoration des cinquante ans d’histoire institutionnelle du panafricanisme invite à la réflexion. À l’instar de &lt;em&gt;Sankofa, &lt;/em&gt;célèbre oiseau mythique, les Africains doivent examiner de près leur passé pour bâtir leur avenir; reconnaître les erreurs passées pour en tirer des enseignements, mais également célébrer leurs succès et faire fond sur eux. Le thème des célébrations de cette année: « Panafricanisme et renaissance africaine » englobe parfaitement ces préoccupations. L’intérêt accordé à la renaissance africaine est l’occasion de revoir la trajectoire du continent vers l’autonomie et la nécessité de démystifier, de nous approprier et de mieux faire connaître notre histoire, nos valeurs communes et notre discours sur l’état de l’Afrique aujourd’hui, et ce, pour rendre hommage aux générations qui nous ont précédés et pour inspirer les générations actuelles et futures.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Dès le départ, le panafricanisme était plus qu’une quête d’identité raciale ou géographique. Porté sur les fonts baptismaux et vulgarisé dès les premières heures par des Africains de la diaspora comme Marcus Garvey et W.E.B. DuBois, ce courant de pensée représentait aussi le rejet de la contre-vérité grotesque selon laquelle les Africains n’avaient pas d’histoire. Il incarnait également un refus catégorique de l’état d’esprit qui définissait l’Afrique et les Africains à travers le prisme historique de l’esclavage, du colonialisme et de la discrimination raciale. Au-delà de son esprit protestataire, le panafricanisme affirmait l’existence d’un riche patrimoine culturel dans les sociétés africaines et clamait l’importance de la liberté et de l’unité du continent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Depuis lors, le panafricanisme a continué d’évoluer sur le plan conceptuel, au rythme des difficultés et des aspirations du continent africain. Durant la période des indépendances, cette idéologie avait permis aux Africains de vaincre la domination et l’oppression en mettant fin au colonialisme et à l’apartheid sur le continent. La possibilité d’une transformation socioéconomique rapide du continent figurait également au nombre des objectifs prônés depuis le début. Comme le soulignait l’Empereur Hailé Sélassié à la création de l’OUA: « si la liberté politique pour laquelle nous avons longtemps lutté n’est pas appuyée et renforcée par un développement économique et social correspondant, le souffle de vie qui soutient aujourd’hui notre liberté pourrait s’arrêter ». Cette déclaration est toujours d’actualité&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uneca.org/fr/node/add/executive-secretary-s-blog-post?translation=2892&amp;amp;target=fr#_ftn1&quot; title=&quot;&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En dépit de la forte mobilisation politique pour se libérer de l’oppression, l’Afrique n’a pu réaliser pleinement son potentiel. On sait bien qu’au début des années 60, à la création de l’OUA, on a versé dans un optimisme béat quant à la réussite du continent. Plusieurs pays africains étaient au même niveau que ceux d’Asie ou affichaient des PIB supérieurs. Il est désormais courant d’entendre dire que le PIB par tête du Ghana et celui de la Corée du Sud étaient comparables en 1960. Jusqu’en 1975, le pays en développement enregistrant la croissance la plus rapide au monde était le Gabon. Le taux de croissance du Botswana a dépassé celui de pays comme Hong Kong, Taiwan, la Malaisie ou la Thaïlande. En dépit de l&#039;optimisme affiché à l’époque, l’Afrique n’est pas parvenue à achever le cycle de transformation contrairement à l’Asie qui, dans une large mesure, l’a bouclé aujourd’hui. Si la part de l’Asie de l’Est dans les exportations mondiales est passée de 2,25 % à 17,8 % sur une période de 40 ans (de 1970 à 2010), celle de l’Afrique a, en revanche, marqué un net recul, passant de 4,99 % au niveau actuel de 3,33%. Cette contre-performance a valu à l’Afrique les appellations « continent sans espoir »,  « tache sur la conscience de l’humanité » et bien d’autres stéréotypes négatifs hégéliens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;À l’aube du XXI&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; siècle, le panafricanisme traduit le besoin conscient en Afrique, non seulement d’une indépendance politique, d’une intégration régionale et d’une amélioration du niveau de vie des populations, mais aussi la nécessité de briser les chaînes de l’esclavage économique et de la stagnation au plan démocratique qui ont enrayé la prospérité éphémère connue après les indépendances. Cela passe par la définition d’un nouveau positionnement économique et la mise au point de nouvelles formes de partenariat dans lesquelles l’Afrique, en tant que partenaire à part entière, négocierait avec le reste du monde, tout en assurant une farouche défense de ses propres priorités.   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Sans perdre de vue les éléments clés que sont l’unité, l’héritage culturel et la liberté, réinterpréter le panafricanisme comme une renaissance africaine est plus qu’opportun. Cette nouvelle phase appelle une participation populaire et une mobilisation des peuples africains autour des objectifs de transformation structurelle et d’amélioration de la gouvernance. En effet, la renaissance de l’Afrique ne sera complète que lorsque la voix de l’Afrique sera entendue et prise en compte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;La pertinence de l’idéal panafricaniste et l’attrait qu’il exerce sur les intellectuels en Afrique comme dans la diaspora, seront évalués par la capacité de réponse aux nouvelles exigences et aux nouvelles générations. La marque distinctive du panafricanisme est justement de continuer à représenter une source d’inspiration et de conviction pour les Africains de tous âges.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fort heureusement, les choses se sont améliorées depuis le tournant du siècle. Six des dix économies connaissant la croissance la plus rapide se trouvent en Afrique. On observe une nette réduction du nombre et de l’ampleur des conflits sur le continent, la gouvernance démocratique et le respect de la dignité humaine ne cessant de s’améliorer. L’Afrique est donc prête pour le changement. Ses dirigeants se doivent de saisir cette occasion pour mettre au point de nouvelles stratégies.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;La vision de l&#039;Union africaine est de&lt;em&gt; «bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale ». &lt;/em&gt;Louable, cette vision l’est dans ses aspirations, mais quelle assurance avons-nous qu’elle ne restera pas pure rhétorique? Nous devons nous poser la question de savoir comment atteindre ces objectifs. À cet effet, un cadre qu’élaborent conjointement l’UA, la BAD et la CEA dans le contexte des célébrations du cinquantenaire devrait permettre de cerner en des termes clairs et sans équivoques les conditions préalables à une transformation durable de l’Afrique. Appelé « Vision 2063 », il devrait proposer une réinterprétation de la trajectoire du continent et voir l’Afrique revendiquer sa place au XXI&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; siècle!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Qu’est-ce qui pourrait empêcher l’Afrique d’atteindre ses objectifs?&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;Une quête de transformation audacieuse comporte un certain nombre de risques qu’il faut identifier et aborder de front. Les défis qui se posent actuellement à tout pays en développement sont très différents de ceux des deux dernières décennies. Il s’agit notamment de s’attaquer à des problèmes qui ne connaissent pas de frontières, tels que l’impact des changements climatiques, de créer des emplois tout en constituant une main-d’œuvre bien instruite et novatrice, de lutter contre les fléaux que sont les maladies, la famine et les conflits, et de faire en sorte que l’énorme richesse en ressources naturelles de l’Afrique profite aux populations. Réduire les inégalités économiques, créer davantage d’opportunités pour tous, réduire l’analphabétisme et créer des conditions favorables à l’accélération de la croissance et à la protection des industries locales naissantes ne sont que quelques exemples parmi les innombrables tâches qui continueront certainement de tirer l’Afrique vers le bas à l’échelle mondiale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Vers une renaissance africaine&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;Il est indéniable que l’Afrique doit s’y prendre d’une manière très différente pour tirer parti de la dynamique actuelle. Les dirigeants africains ont besoin de changer de cap dans leur manière de penser. Cette transformation a déjà commencé et est perceptible sous diverses formes. À titre d’exemple, on observe un changement manifeste d’orientation des dirigeants africains actuels, qui commencent à opter pour un système d’appui « afrocentrique » et venant de l’intérieur plutôt que d’être tributaires de l’aide extérieure et des acteurs extérieurs. M. Issa Diallo, un de mes prédécesseurs, dans un entretien qu’il avait accordé en 1993, se demandait ce qui pouvait bien justifier que les Africains s’attendent à voir leurs pays construits par des étrangers&lt;a href=&quot;http://www.uneca.org/fr/node/add/executive-secretary-s-blog-post?translation=2892&amp;amp;target=fr#_ftn2&quot; title=&quot;&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;. La mentalité de dépendance à l’égard de l’aide fait progressivement place à un leadership qui s’affirme de plus en plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;Depuis la Charte de l’OUA, on compte d’innombrables résolutions, traités, accords et accords intergouvernementaux qui fondent les ambitions de l’Afrique. Ce dont on a besoin aujourd’hui, c’est que les dirigeants africains aillent de l’avant dans la réalisation de leurs programmes. Les avantages de l’intégration régionale ont été reconnues par les Africains dans le cadre de l’idéologie qu’est le panafricanisme bien avant d’autres régions du monde, voire bien avant que le terme « mondialisation » ne soit inventé. La création de l’OUA témoignait simplement de cette prise de conscience. Les avantages de la coopération régionale: accroissement de l’investissement, durabilité, consolidation des réformes politiques économiques et politiques, renforcement de la compétitivité internationale, prévention des conflits, sont reconnus, mais parfois tout simplement reconnus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;Si l’Afrique veut s’approprier la production de ce qui se dit sur elle, elle devra préserver sa marge d’action et expérimenter des approches de développement qui lui sont propres. Le terme Renaissance signifie « renouveau » ou « nouvelle naissance », et, dans le contexte de son acception actuelle, non seulement nous offre une occasion de raviver l’esprit de l’Afrique au cours de ce XXI&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; siècle, mais constitue également un cri de ralliement pour affranchir le continent de la pauvreté, de l’instabilité, de la corruption et de la négligence. Ce nouvel état d’esprit commande le réexamen des modèles traditionnels de croissance et de développement.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;Pour conclure, l’esprit de l’unité africaine est vivant. Il continue d’animer les Africains, et les célébrations de cette année nous offrent une occasion unique de repenser nos approches et de redéfinir nos stratégies et nos projets. Comme le déclarait Patrice Lumumba il y a si longtemps : « L’histoire dira un jour son mot...L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité&lt;em&gt;! ».&lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uneca.org/fr/node/add/executive-secretary-s-blog-post?translation=2892&amp;amp;target=fr#_ftn3&quot; title=&quot;&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;em&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.uneca.org/fr/node/add/executive-secretary-s-blog-post?translation=2892&amp;amp;target=fr#_ftnref1&quot; title=&quot;&quot;&gt;1]&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;CEA, UA. 2013. Cinquante de succès: la voix de l’Afrique de 1963 à 2013. Discours de Sa Majesté Impériale Hailé Sélassié, Empereur d’Éthiopie lors du lancement de l’OUA en 1963. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uneca.org/fr/node/add/executive-secretary-s-blog-post?translation=2892&amp;amp;target=fr#_ftnref2&quot; title=&quot;&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Entretien avec Issa Diallo dans  ‘The Courier’, Janvier 1992. &lt;a href=&quot;http://collections.infocollections.org/ukedu/uk/d/Jec131e/1.1.html&quot;&gt;http://collections.infocollections.org/ukedu/uk/d/Jec131e/1.1.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uneca.org/fr/node/add/executive-secretary-s-blog-post?translation=2892&amp;amp;target=fr#_ftnref3&quot; title=&quot;&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Patrice Lumumba, 1961. Dernière lettre de Lumumba à sa femme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.marxists.org/subject/africa/lumumba/1961/xx/letter.htmCe&quot;&gt;http://www.marxists.org/subject/africa/lumumba/1961/xx/letter.htm&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ListParagraph&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Ce titre est inspiré de mes interventions lors de la célébration du 50&lt;span&gt;e&lt;/span&gt; anniversaire de la création de  l’OUA/UA à Addis-Abeba, les 24 et 25 mai 2013&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2541 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/de-la-naissance-du-panafricanisme-%C3%A0-une-renaissance-africaine#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>L&#039;Afrique peut inventer: brûler les étapes dans des domaines inattendus</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/lafrique-peut-inventer-br%C3%BBler-les-%C3%A9tapes-dans-des-domaines-inattendus</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-09-06T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;6 Septembre 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/hi_end_job_working_woman.jpg?itok=XknR9Xx2&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Africa can invent: Leapfrogging in unsuspected areas&quot; title=&quot;Africa can invent: Leapfrogging in unsuspected areas&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Il suffit d’ouvrir  un magazine ou un journal à grand tirage pour en apprendre sur les innovations qui déferlent sur l&#039;Afrique, du M-Pesa, service de transfert d&#039;argent par téléphone mobile inventé au Kenya et qui a révolutionné les pratiques bancaires en Afrique, au Square Kilometer Array, le plus grand et le plus puissant radiotélescope jamais construit au  monde, qu’abrite l’Afrique du Sud. On est bien loin d’un sentiment largement répandu! Ces réalisations africaines constituent-elles une surprise? Pas vraiment! L’Afrique a la science et l’innovation de pointe dans le sang depuis l&#039;antiquité. Mais ses réalisations lui ont rarement été attribuées ou simplement portées sur la place publique.  Elles vont d’équations algébriques formulées  il y a environ 35 000 ans par le génie des bâtisseurs des pyramides, au savoir  astronomique extraordinaire du peuple Dogon en passant par les  chefs-d&#039;œuvre architecturaux de Tombouctou ou du Grand Zimbabwe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Faire progresser le programme de l’Afrique sur la science, la technologie et l&#039;innovation (STI)  et l’appliquer effectivement à la transformation économique constitue le nouveau défi du continent. Selon le Rapport de l&#039;UNESCO sur la science 2010, la recherche-développement (R-D) en Afrique attire encore moins de fonds publics que les secteurs militaire, éducatif ou  sanitaire.  Une enquête menée en  2012 par  l&#039;UA/NEPAD dans  19 pays africains  montre  que seuls le Malawi, l&#039;Ouganda et l&#039;Afrique du Sud investissent plus de 1% de leur PIB dans la R-D, contre de 0,2% à 0,5% pour les autres. Le rapport précité de l&#039;UNESCO souligne que l’Afrique ne consacre que 0,3% du PIB en moyenne à la R-D. C&#039;est sept fois moins que l&#039;investissement réalisé dans les pays industrialisés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le continent n’a enregistré que 0,6% des demandes mondiales de brevets, contre 51% en Asie. Il ne consacre que 0,4% des dépenses intérieures brutes à la R-D, contre 1,6% pour l&#039;Asie. Si les innovations se multiplient, leur valeur, leur qualité, leur pertinence et leur impact sont éclipsés par l’insuffisance des investissements dans la production et la commercialisation du savoir.  La situation est d’autant plus délicate qu’il y a une pénurie de scientifiques et d&#039;ingénieurs hautement qualifiés. En 2007, on ne comptait que 164 chercheurs pour un million d&#039;Africains, contre une moyenne mondiale de 1081. En dépit de ce retard sur le reste du monde, on assiste à un engouement suscité par l&#039;adoption rapide des nouvelles technologies et la multiplication des pôle d’innovation peu coûteux,  qui contribuent à faire avancer le programme de transformation du continent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des pays africains comme le Kenya, le Rwanda, le Maroc, le Nigéria ou l&#039;Afrique du Sud,  ont les moyens de  décoller à l’instar de pionniers de la technologie comme la Chine, la République de Corée ou le Brésil, au cours de précédentes révolutions technologiques. La montée de la Chine, par exemple, a eu lieu en seulement trois décennies, grâce aux réformes introduites par Deng Xiaoping qui ont permis d’affranchir plus de 400 millions de personnes de la pauvreté. Le principal ingrédient de ce succès a été la création de nombreuses zones économiques spéciales et de leurs groupements industriels.  En seulement quinze ans d’existence, les groupements   contribuaient pour  la moitié de la production industrielle brute de haute technologie  de la Chine et un tiers  des exportations de la même catégorie.  Aujourd&#039;hui, la Chine est la deuxième économie du monde. Si d&#039;autres pays ont réussi, l&#039;Afrique devrait avoir pour ambition de faire de même. Le continent montre déjà des potentialités et des possibilités pour ce faire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi maintenant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur le plan de la croissance économique, l&#039;Afrique fait bonne figure. La prédominance accrue de la paix, l’amélioration de la gouvernance et la forte demande intérieure ont rétabli la confiance des investisseurs. L&#039;investissement étranger direct (IED) augmente plus rapidement que dans les autres régions du monde. Le continent profite aussi de la crise de la zone euro ou de l’augmentation des coûts unitaires chinois, par exemple, pour améliorer sa compétitivité et diversifier ses exportations vers de nouveaux marchés tels que les BRICS. Cela, ajouté à l’augmentation des recettes provenant des exportations de matières premières, permet aux gouvernements africains d&#039;allouer davantage de fonds aux activités en matière de STI et de commencer à sortir  du piège de la faible valeur ajoutée. Certains pays investissent déjà dans les secteurs innovants des énergies renouvelables et propres; grâce à ses ressources abondantes et inexploitées en énergies renouvelables, l&#039;Afrique a les moyens de  passer rapidement à un nouveau modèle techno-économique propre. La prise de conscience croissante de l&#039;impact de la dégradation environnementale et des changements climatiques a permis l’émergence de nouvelles priorités de R-D, telles que les technologies d&#039;énergie propre ou la bioagriculture. D’après l’Institut de l&#039;énergie de la Commission européenne, 0,3% de l’ensoleillement  des déserts du Sahara et du Moyen-Orient pourrait satisfaire la totalité des besoins énergétiques de l&#039;Europe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#039;évolution démographique de l&#039;Afrique, notamment l&#039;urbanisation rapide, offre des possibilités, à condition de faire un usage approprié du dividende démographique dans les stratégies de développement. D’après les prévisions, dans moins de trois générations, 41% de la jeunesse mondiale sera africaine. En 2050, ces jeunes  représenteront plus d&#039;un quart de la main-d&#039;œuvre mondiale. Une comparaison peut être établie avec les marchés émergents d&#039;Asie, dont 40% de la croissance économique rapide enregistrée entre 1965 et 1990 est attribuable à une augmentation de la population en âge de travailler. La jeunesse africaine, rompue à l’utilisation des technologies numériques, pourrait aider à accélérer l&#039;industrialisation. Selon les prévisions, d&#039;ici à 2030, 50% des Africains vivront dans des villes. De grands groupes de population vivant à proximité les uns des autres permettent des économies d&#039;échelle et une interaction plus étroite de personnes compétentes et qualifiées qui partagent leurs connaissances et leurs innovations. Les villes africaines génèrent déjà près de 55% du PIB total du continent. Grâce à une croissance plus forte, les pays africains pourraient rivaliser avec les pays développés où les villes génèrent environ 90% du PIB. Les possibilités de croissance économique, de réduction de la pauvreté, de  développement humain et d’innovation sont considérables.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le secteur informel africain, souvent critiqué, est justement  un des environnements les plus inventifs. C&#039;est un terrain fertile pour une innovation économe  et pour des entrepreneurs tenaces capables de transformer littéralement des déchets en trésor : des instruments divers aux tondeuses à  gazon, des pompes à eau à tous les outils dont on peut avoir besoin dans cet environnement. Les technologues de cette économie informelle représentent un énorme réservoir de talents autochtones que l&#039;Afrique doit associer à son processus d&#039;industrialisation. Le secteur informel représente une part très importante de l&#039;économie. Il a toujours été associé à la pauvreté croissante et à de mauvaises conditions d&#039;emploi. Il attire maintenant des investissements de la part d’entrepreneurs qui cherchent à réduire les coûts  salariaux,  les pensions de retraite et autres prestations sociales.  Organiser le secteur informel et  reconnaître qu’il joue un  rôle  d’activité rentable contribueront à mieux exploiter le potentiel de STI de l&#039;Afrique ainsi qu’à le faire reconnaître et à l&#039;enregistrer officiellement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La démocratisation des TIC offre à l&#039;Afrique des possibilités de  sauter l&#039;étape de l&#039;industrialisation et combler le fossé technologique. L&#039;Afrique contourne déjà les étapes traditionnelles grâce à des outils tels que les technologies sans fil, la bande passante satellitaire et les technologies mobiles peu coûteuses  qui exigent des infrastructures physiques relativement légères et à peu de frais. Ecobank a bâti une plate-forme de transactions financières qui couvre actuellement trente-cinq pays, tandis qu’Airtel est numéro un mondial en matière d’application de tarifs communs pour l&#039;utilisation de la téléphonie et de données, dans  18 pays. Le continent est bien placé pour absorber, adapter et exploiter les vastes quantités de connaissances scientifiques et techniques déjà disponibles dans le monde afin de résoudre ses propres problèmes socioéconomiques, qui vont de l&#039;agriculture à la santé en passant par  l&#039;environnement. L&#039;intégration économique régionale  permettrait  d’aller plus loin. Sans une forte intégration, la petite taille des marchés de la plupart des pays restera un handicap. L’Afrique devrait adopter le concept de locomotives en vertu duquel des pôles principaux devront entraîner tous les autres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Les espoirs de l&#039;Afrique en matière de STI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#039;Afrique est actuellement le deuxième marché de téléphonie mobile dans le monde. Le taux de pénétration du mobile est passé de 1% en 2000 à 54% en 2012, soit un nombre d&#039;utilisateurs de téléphones mobiles supérieur à celui des États-Unis, de l’Inde ou de l’Europe. L’Afrique a usé de son génie propre pour élargir le domaine d&#039;utilisation du téléphone mobile. La téléphonie mobile et les initiatives électroniques sont en train de révolutionner tout un ensemble de secteurs. Elles aident par exemple les agents de soins de santé à toucher des bénéficiaires dans des zones reculées ; elles permettent aussi l’accès instantané des agriculteurs aux informations sur les marchés ainsi que l’organisation de salles de classe virtuelles et l’observation des élections. On assiste à un essor continu d&#039;applications personnalisées développées par des Africains, au nombre desquelles figurent des innovations comme Mafuta-go, Afritab et le smartphone VMK elikia. Ces innovations sont mues par le souci de trouver un équilibre qualité-prix tenant compte du faible pouvoir d&#039;achat sur le continent. Il existe actuellement 90 projets bénéficiant d’appui spécial, appelés « pôles » et destinés à stimuler l&#039;innovation, l&#039;esprit d’entreprise et les infrastructures de R-D. Il s’agit de pôles d&#039;innovation, de pôles technologiques, de parcs scientifiques et technologiques, d’incubateurs et d’accélérateurs installés dans plus de 20 pays africains. De nouveaux incubateurs poussent toutes les deux semaines. Les exemples en sont iLab du Libéria, Co-CreationHub du Nigéria, qui se concentrent sur l&#039;utilisation du capital social et de la technologie, et des incubateurs de TIC au Sénégal. L’Afrique aura bientôt aussi des villes technologiques comme celle de Konzo, au Kenya, appelée aujourd’hui, et à juste titre, la Silicon Savannah. De grandes sociétés informatiques comme IBM, Samsung, Google, PwC, Nokia/Siemens ou Huawei ont installé des laboratoires ou ont leur siège africain au Kenya.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Parc de scientifique et technologique de l’Afrique du Sud couvre des secteurs comme les technologies de l’information, les biosciences et les technologies vertes. L&#039;exploitation minière industrielle est l&#039;un des nombreux domaines d&#039;intervention de l&#039;Innovation Hub du Botswana. Autre exemple : la recherche agricole et les biosciences, qui sont les domaines d&#039;intervention du Pôle de l’Institut international de recherche sur l&#039;élevage d’Afrique orientale et centrale (ILRI-BecA). Des investissements existent aussi dans les nanotechnologies, les produits pharmaceutiques et les nouveaux matériaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le continent procède également à l’essai de technologies sophistiquées. Au nombre des exemples figurent: Joule, une voiture électrique; Ahrlac, le premier avion de type chasseur qui sera fabriqué et monté en Afrique; LifanX-60, une voiture de sport conçue pour l&#039;Afrique, actuellement assemblée en Éthiopie; ainsi qu’une industrie aérospatiale en plein essor au Maroc et en Tunisie. À l’instar de Toyota, lors de sa création, certaines de ces ambitions passent inaperçues. Mais il s’agit d’un commencement qui peut s’avérer essentiel pour maîtriser la courbe d&#039;innovation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La création d’industries scientifiques, innovantes et de pointe attire des ressources humaines qualifiées. Certains éléments laissent penser que plusieurs des économies à forte croissance d’Afrique telles que le Nigéria, l&#039;Afrique du Sud et le Ghana, ont considérablement intensifié la  rétention des travailleurs instruits.  La prochaine phase consistera à faire revenir les membres qualifiés de la diaspora. Des similitudes peuvent être établies avec la création de parcs scientifiques dans plusieurs pays d’Asie, notamment l&#039;Inde, qui a déclenché le retour d’anciens migrants techniciens et chercheurs formés à l&#039;étranger en raison de l&#039;histoire de l&#039;évolution du marché.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourquoi les Africains doivent-ils continuer de se rendre à l’extérieur pour la recherche et la formation alors que des innovations sophistiquées voient le jour sur le continent? Il existe une forte corrélation entre la valeur du système d&#039;enseignement supérieur d’un pays et sa capacité générale d&#039;innovation. Selon le Recueil de données mondiales sur l&#039;éducation2011 de l&#039;UNESCO, l&#039;enseignement secondaire en Afrique a connu un développement considérable ces dernières années, mais reste toujours à la traîne de toutes les autres régions du monde. Un grand fossé demeure s’agissant de la qualité de l&#039;enseignement dispensé. Peu d&#039;universités africaines offrent des formations et des programmes de recherche sanctionnés par des diplômes supérieurs qui tiennent compte des besoins de connaissance  de l’économie, sans oublier que le coût général de l’enseignement supérieur est prohibitif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et maintenant?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Premièrement, des mesures telles que l’amélioration de la formation des ressources humaines pour leur permettre d’acquérir des compétences techniques, par exemple, ainsi que la promotion des liens entre entreprises et instituts d’enseignement et de recherche s’avèrent indispensables pour hisser l&#039;Afrique aux niveaux supérieurs des chaînes de valeurs mondiales. Des enseignements peuvent être tirés du succès enregistré par le Brésil ces quatre dernières décennies. Environ 80 % des premières universités brésiliennes possèdent au moins un incubateur, et plusieurs œuvrent à la création de parcs scientifiques et technologiques, établissant des liens plus étroits entre le monde universitaire et celui du travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deuxièmement, les progrès de l&#039;Afrique en matière de science, technologie et innovation doivent s’apprécier dans un cadre plus réglementé qu’ont connu les autres continents lorsqu’ils faisaient leur bond rapide. Les droits de propriété intellectuelle ont tellement évolué qu&#039;aujourd&#039;hui ils sont tout sauf conviviaux pour les nouveaux auteurs. Il ne suffit plus de protéger les systèmes de savoir autochtones, les pratiques, les innovations et les technologies. Une ambition beaucoup plus audacieuse s’avère nécessaire pour hisser l&#039;Afrique dans les chaînes de valeurs mondiales et lancer le continent dans l’acquisition de nouvelles technologies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Troisièmement, un certain nombre de conditions détermineront si l&#039;Afrique peut réaliser une révolution technologique. Au nombre de celles-ci figurent le financement adéquat, le renforcement des liens avec les institutions universitaires et de recherche; l’accès à des ressources humaines qualifiées; et l’accès à une infrastructure fiable, notamment la communication, l&#039;énergie et le transport. Sans infrastructure adéquate, de nouveaux développements technologiques et scientifiques sont tout simplement impossibles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quatrièmement, les problèmes de l&#039;Afrique ne sont pas exceptionnels. Pour soutenir la concurrence, participer à l&#039;économie mondiale et y être reconnu comme un acteur à part entière en Afrique, il conviendra d’accorder une place de choix à la science, à la technologie et à l’innovation dans les plans nationaux de développement sur le continent et de parvenir à améliorer l’investissement en faveur de la recherche-développement, ainsi que l’efficacité et la cohérence des politiques. Les institutions mondiales de financement et les organismes de développement bilatéral doivent également mettre au point des stratégies plus exhaustives pour intégrer la science, la technologie et l’innovation dans leurs efforts de développement. Le succès de la Chine peut être attribué à la priorité accordée dans sa stratégie nationale de développement aux politiques visant à améliorer les perspectives de croissance à long terme, notamment les politiques en matière de technologie, de développement institutionnel et du capital humain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En conclusion, pour saisir les occasions qui s’offrent à elle et faire fond sur les progrès remarquables qu’elle a accomplis jusqu&#039;ici, l&#039;Afrique se doit d’aller au-delà de la somme totale de ses capacités individuelles. Elle doit certes s’appuyer sur les capacités existantes, les atouts et les compétences de ses populations ainsi que de ses institutions, mais surtout, elle ne connaîtra le succès que si, et seulement si, elle réalise son intégration. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2540 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/lafrique-peut-inventer-br%C3%BBler-les-%C3%A9tapes-dans-des-domaines-inattendus#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Le commerce fera-t-il la différence en Afrique ?</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/le-commerce-fera-t-il-la-diff%C3%A9rence-en-afrique</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-08-05T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;5 Août 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/dscn0939.jpg?itok=DpyL5i87&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Can trade make a difference in Africa?&quot; title=&quot;Can trade make a difference in Africa?&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Il est incontestable que l’Afrique connait une irrésistible ascension, partagée par le reste du « Sud ». Malgré le ralentissement économique de ces dernières années, le continent a connu une croissance sans précédent. De façon parfois erratique, il y a eu des progrès dans la réduction de la pauvreté, et la meilleure qualité de vie a apporté des perspectives économiques nouvelles à beaucoup d’Africains.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Le commerce représente un grand potentiel de développement durable et joue un rôle croissant dans les bons résultats économiques enregistrés par les économies africaines ces dix dernières années. De fait, la bonne tenue des échanges s’est montrée très résiliente, même face à la crise économique en cours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Pourtant, l’Afrique doit réfléchir à sa croissance économique continue à la lumière des trois piliers du développement durable – économique, environnemental et social – et évaluer si son développement « répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des futures générations de répondre aux leurs », comme l’a dit la Commission Brundtland dans son rapport&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: inherit; font-style: italic; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Notre avenir à tous&lt;/em&gt;. La Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), tenue l’année dernière, a lancé la dynamique de l’économie verte en Afrique, et il reste essentiel que le continent oriente son programme de transformation vers le développement durable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt; &lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border-width: 0px 0px 1px; border-bottom-style: solid; border-bottom-color: #dddddd; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 20px; font-style: normal; font-variant: normal; line-height: 28px; font-weight: 500; letter-spacing: -0.03em; color: #005493; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Comment renforcer la compétitivité de l’Afrique ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Historiquement, le commerce intrarégional formel africain a tourné autour de 10 à 12 %, même si ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé. Il ne tient pas compte des statistiques lacunaires ni des échanges informels. Il n’en reste pas moins que les échanges internes aux communautés économiques régionales croissent plus rapidement que les exportations africaines vers le reste de l’Afrique et le reste du monde. Le Marché commun d’Afrique orientale et australe seul a presque quintuplé ses échanges intra-africains depuis le lancement de son accord de libre-échange en 2000. La Communauté de développement de l’Afrique australe a plus que triplé ses échanges internes et la Communauté de l’Afrique de l’Est les a plus que doublés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Si elles sont correctement exploitées, les chaînes de valeur régionales peuvent aider l’Afrique à acquérir la capacité critique nécessaire pour soutenir la concurrence alors que le continent se hisse dans la chaîne de valeur mondiale, en favorisant les possibilités qui se présentent pour les pays de jouer au plan international et de contribuer avec différents intrants à la fabrication de produits intermédiaires et finals. Cela pourrait conduire à une multitude de résultats positifs, tels que la création d’emplois, des gains de productivité, la génération de revenus et la création de liens en amont, avec pour résultat que des millions de personnes sortiraient de la pauvreté. Le commerce doit encore être mis au service d’un processus de transformation allant dans le sens du développement humain en Afrique, comme cela s’est passé dans beaucoup d’autres pays en développement, et c’est à travers un lien positif avec le développement que les échanges peuvent jouer ce rôle central.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Le renforcement des capacités et la valorisation des ressources humaines sont une autre façon pour l’Afrique de renforcer sa compétitivité. Selon Africa Progress Panel, une initiative dirigée par Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU, l’Afrique est tout près de récolter le dividende de son évolution démographique, puisque l’âge moyen sur le continent est actuellement de 18 ans. Au cours des dix dernières années, le nombre de jeunes Africains âgés de 15 à 24 ans est passé de 133 à 172 millions. D’ici à 2020, ce chiffre devrait s’élever à 246 millions. Cette explosion du nombre de jeunes pourrait avoir un grand retentissement sur la dynamique sociale actuelle – de manière soit positive soit négative – comme l’ont montré les récents soulèvements d’Afrique du Nord. Il est nécessaire d’investir dans le développement des compétences et dans la formation technique et professionnelle, ainsi que dans l’enseignement supérieur, pour transformer cette ressource naturelle en un bénéfice pour l’ensemble du continent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Nous ne devrions pas non plus perdre de vue les avantages de l’industrialisation axée sur les matières premières, ou les avantages qu’il y a à améliorer la performance du secteur agricole, qui emploie encore une majorité d’Africains. À cet égard, les gouvernements sont appelés jouer un plus grand rôle en réglementant comme il convient la production et en mettant en place la meilleure combinaison de politiques commerciales et industrielles susceptible de soutenir les industries manufacturières locales qui fournissent des emplois et créent des emplois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border-width: 0px 0px 1px; border-bottom-style: solid; border-bottom-color: #dddddd; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 20px; font-style: normal; font-variant: normal; line-height: 28px; font-weight: 500; letter-spacing: -0.03em; color: #005493; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Contraintes sociales et environnementales&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;En outre, les dirigeants africains doivent mettre en œuvre des politiques qui garantissent l’accès au capital, à la technologie et à la main-d’œuvre. Des mesures doivent être mises en place qui créent l’équité dans les négociations commerciales mondiales et assurent des échanges et des régimes tarifaires d’importation équitables pour les secteurs en croissance du continent. Jusqu&#039;à 90 % du revenu total tiré du café africain, calculé sur la base du prix moyen au détail d&#039;une livre de café torréfié et moulu, va aux pays consommateurs. On voit bien le bénéfice que pourraient faire les pays africains s&#039;ils généraient eux-mêmes la plus-value.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Il faut aussi garantir à l’industrie un approvisionnement énergétique régulier, financièrement abordable et fiable. Et des normes minimales de durabilité doivent être respectées dans l’exploration des ressources naturelles et minérales.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border-width: 0px 0px 1px; border-bottom-style: solid; border-bottom-color: #dddddd; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 20px; font-style: normal; font-variant: normal; line-height: 28px; font-weight: 500; letter-spacing: -0.03em; color: #005493; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Quelles options durables sont disponibles ?&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Le secteur minéral africain a bénéficié du boom des matières premières de ces dernières années mais, malheureusement, cela ne s’est pas traduit par un plus grand retour sur investissement pour les pays africains. Il faut une vision claire de l’utilisation et de la gestion inclusives des ressources pour le développement et la transformation de l’Afrique. En ce qui concerne le cadre institutionnel de développement durable défini à Rio, l’Afrique doit faire un meilleur usage de ses ressources naturelles et, dans le même temps, faire en sorte que le bénéfice qui en est tiré soit transmis aux générations futures. La Vision africaine des mines approuvée par chefs d’État africains en 2009 vise à faire exactement cela dans un cadre qui intègre le triple objectif de durabilité économique, sociale et environnementale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;La possibilité d’investir simultanément dans les infrastructures et le secteur minier, par exemple en établissant des couloirs de développement axés sur les ressources naturelles, représente une approche pragmatique susceptible non seulement de débloquer les projets miniers et infrastructurels, mais aussi d’autres perspectives économiques et sociales collatérales, au-delà des frontières nationales. Ce concept a porté ses fruits au Botswana, qui a su appliquer une politique de valorisation, et en Afrique du Sud, qui a su user des politiques minières pour établir des liens en amont dans l’économie nationale, tout en veillant à la dimension de développement durable et équitable.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;De nombreuses possibilités existent aussi pour ce qui est de faire croître l’économie verte ; ainsi, plusieurs initiatives sont en cours aux niveaux régional et national, qui visent à atténuer les impacts négatifs du changement climatique. En outre, on s’emploie à élaborer des stratégies sous-régionales de croissance économique à faible émission de carbone. Ces efforts pourraient, à leur terme, aider le continent à faire des pas de géant vers des solutions énergétiques durables.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border-width: 0px 0px 1px; border-bottom-style: solid; border-bottom-color: #dddddd; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 20px; font-style: normal; font-variant: normal; line-height: 28px; font-weight: 500; letter-spacing: -0.03em; color: #005493; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Mieux commercer&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Pendant de nombreuses années, l’Afrique n’a eu aucune influence sur les marchés, et donc sur les prix, dans les échanges mondiaux. L’occasion se présente pour elle de renverser les rôles. Les nouvelles perspectives qui s’offrent en matière de coopération Sud-Sud, notamment du fait de la zone continentale de libre-échange proposée et des échanges intra-africains qui s’ensuivront, vont briser le monopole détenu par les pays développés, fournir une conjoncture plus favorable à l’élaboration des politiques de l’Afrique et un plus grand choix de partenaires commerciaux. Il convient de travailler aux éléments fondamentaux de l’élaboration des politiques, des infrastructures, du financement et des liens entre le commerce et les autres secteurs de l’économie pour faire de ces perspectives une réalité durable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;Déjà publié dans Magazine International Trade Forum&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&amp;amp;to=fr&amp;amp;a=http%3A%2F%2Fwww.tradeforum.org%2Farticle%2Fcan-trade-make-a-difference-in-Africa%2F&quot; target=&quot;_top&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit; color: #006ab1; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: &#039;Times New Roman&#039;; font-size: medium; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;http://www.tradeforum.org/article/can-trade-make-a-difference-in-Africa/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2539 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/le-commerce-fera-t-il-la-diff%C3%A9rence-en-afrique#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>La trajectoire de développement du Cap-Vert, une leçon pour l’Afrique</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/la-trajectoire-de-d%C3%A9veloppement-du-cap-vert-une-le%C3%A7on-pour-l%E2%80%99afrique</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-07-17T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;17 Juillet 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/imagem_de_cabo_verde.jpg?itok=bET5j1Y0&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Cape Verde development trajectory; a lesson for Africa&quot; title=&quot;Cape Verde development trajectory; a lesson for Africa&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Le Cap-Vert est un bel exemple de réussite africaine. En l’espace de 30 ans, de 1982 à 2012, le revenu par habitant a été multiplié au Cap-Vert par un facteur de 3,5 en termes réels. Cela donne une idée des réalisations formidables de cette petite nation, qui ont été évoquées avec éloquence par d’autres auteurs. Au lieu de réitérer ces considérations, permettez-moi d’élargir un peu le débat et de tirer de l’expérience du Cap-Vert quelques éléments de réflexion pour les autres pays africains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a, à mon avis, un certain nombre de leçons importantes qui appuient la trajectoire de développement du pays. Tout d’abord, l’importance des catalyseurs de développement. Un élément clé de la réussite du Cap-Vert a été la capacité de maintenir des conditions préalables fondamentales pour le développement économique, à savoir la garantie de la paix et de la stabilité, la mise en place d’institutions saines (assortie d’efforts visant à les améliorer sans cesse), la réalisation de la bonne gouvernance et le maintien de la stabilité macroéconomique. La littérature économique nous a appris que les accélérations de la croissance sont un phénomène relativement fréquent, y compris en Afrique ; mais la principale différence entre un cycle d’expansion-récession et une trajectoire de développement durable est que l’on fait en sorte qu’un effondrement de la croissance ne vienne pas annuler les effets de la phase d’accélération et que cette dernière dure longtemps. Les pays en développement, ceux d’Afrique en particulier, ne doivent pas perdre de vue qu’accorder l’attention voulue aux catalyseurs du développement est précisément un moyen d’éviter des erreurs fatales et de faire des efforts continus visant à réaliser les conditions préalables pour une croissance durable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une deuxième leçon, à mon avis, est l’importance fondamentale de forger une stratégie de développement claire et cohérente, qui soit partagée par les diverses parties prenantes et systématiquement énoncée dans les divers documents de politique (documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté, Étude diagnostique sur l’intégration du commerce, Vision 2030, etc.). La CEA a déjà dit par le passé que forger une vision similaire et établir un consensus autour d’elle sont parmi les fonctions premières d’un État développementiste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Aussi, on peut souligner quelques éléments pertinents de la vision du développement poursuivie par le Cap-Vert :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- L’attention accordée aux trois dimensions du développement durable, c’est-à-dire économique (comme on l’a vu avec les efforts faits pour maintenir la stabilité macroéconomique et stimuler de nouveaux moteurs de croissance), sociale (comme en témoigne l’accent mis sur le caractère inclusif de la croissance) et environnementale (incarnée par l’objectif louable d’une consommation énergétique 100 % renouvelable).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Le fait qu’elle poursuit l’intégration économique, non comme une fin en soi, mais comme une stratégie délibérée consistant à exploiter son avantage géographique pour éventuellement devenir une plaque tournante à portée de certains des plus grands marchés mondiaux tels que l’Union européenne, les États-Unis et l’Amérique du Sud, mais aussi un marché en expansion en Afrique pour atténuer les risques découlant de sa vulnérabilité accrue.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Le fait de se fonder sur une évaluation solide et tournée vers l’avenir des avantages et des handicaps du pays, ce qui lui permet d’anticiper les facteurs de risque tels que les problèmes découlant du reclassement de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) et de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer une « transition en douceur » tout en innovant. Un bon exemple est le rôle accordé à l’économie créative.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Des investissements substantiels à long terme dans les infrastructures économiques et des efforts continus pour améliorer l’environnement économique, mesures essentielles par lesquelles l’intégration économique peut devenir opérationnelle et apporter des gains économiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ce contexte, le Cadre intégré renforcé pour l’assistance technique liée au commerce en faveur des pays les moins avancés a été très utile en fournissant une plate-forme pour les partenaires de développement, les pays bénéficiaires et les organismes, qui ont pu travailler ensemble à une stratégie nationale plus cohérente d’intégration du commerce. Tout comme la CEA, le Cadre intégré renforcé a soutenu la transversalisation des stratégies commerciales et d’intégration régionale, dans la conviction que l’appropriation par le Cap-Vert de sa politique commerciale devait être un principe fondamental.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un troisième élément important pour la réflexion que je retiens de la trajectoire de développement du Cap-Vert est l’importance de faire participer stratégiquement un large éventail de partenaires de développement et de catalyser leur appui. Au fil du temps, le Cap-Vert a établi des partenariats étroits non seulement avec les donateurs traditionnels, mais aussi avec des acteurs émergents, y compris notamment le Brésil (dont la coopération au développement est particulièrement active dans les pays lusophones). En ce qui concerne les donateurs traditionnels, puisque nous sommes dans le contexte du quatrième Examen mondial de l’aide pour le commerce, nous ne pouvons omettre le fait que le Cap-Vert est l’un des plus importants bénéficiaires au monde de l’aide au commerce, ayant reçu en moyenne entre 2009 et 2011 des versements de plus de 222 dollars des États-Unis par habitant. Pour avoir une idée de l’investissement massif dans les infrastructures du Cap-Vert, il suffit de mentionner que ce secteur a reçu 83 % des fonds en question, soit plus de 184 dollars par habitant et par an.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En outre, le pays a conservé des liens étroits avec sa diaspora, qui continue à jouer un rôle important pour le développement du pays par le biais des transferts de fonds, des investissements et des réseaux de connaissances.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il serait également important de mentionner certains des défis qui attendent le Cap-Vert et d’essayer une fois de plus de relier les leçons tirées à l’expérience africaine plus large.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un premier défi consiste à corriger certains des déséquilibres en train d’émerger dans la structure de la production et la composition des exportations du Cap-Vert. Si le boom du tourisme et des transports ne sont qu’une confirmation du rôle que les services à haute valeur ajoutée peuvent jouer comme moteurs de la croissance, il est difficile d’imaginer que l’on parvienne à éliminer la pauvreté dans un pays d’un million d’habitants sans stimuler la productivité du secteur primaire, notamment l’agriculture et la pêche. Même dans le contexte d’une économie insulaire relativement petite, la question fait écho aux problèmes auxquels se heurtent de plus grandes économies africaines, où le secteur agricole emploie encore la majorité de la population active et joue donc un rôle primordial dans la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une question connexe, qui est dans une certaine mesure prise en compte dans le programme de transformation adopté par le Cap-Vert, touche à la nécessité de favoriser l’émergence de conglomérats industriels. Compte tenu de l’exiguïté du marché intérieur, le Cap-Vert n’a pas d’autre choix que de se tourner vers les marchés mondiaux. Il est d’autant plus important de stimuler l’émergence d’entreprises capables de se connecter aux chaînes de valeur mondiales pour diversifier l’économie et créer plus d’emplois. De même, il importe de promouvoir des liens plus étroits entre le tourisme et les autres activités, pour faire du tourisme un secteur plus transversal. Une fois encore, malgré des conditions différentes propres au contexte, le défi consistant à devoir promouvoir l’industrialisation et la connexion des entreprises nationales aux chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales est commun à tous les pays africains, et n’est le seul fait du Cap-Vert.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un troisième défi pour l’économie capverdienne est le déficit structurel des comptes courants, qui ont en moyenne dépassé 12 % du PIB pour la période 2002-2011. Loin d’être un problème du seul Cap-Vert, ce problème de développement est assez commun dans les États africains pauvres en ressources, et plus encore dans les petits États insulaires en développement (PEID). On est même en droit d’avancer qu’il s’agit là d’une dimension de la vulnérabilité structurelle des PEID. Dans la mesure où la diversification économique s’accompagne d’un accroissement des recettes d’exportation (ou la baisse relative des importations), elle peut contribuer à atténuer les déséquilibres extérieurs. Pourtant, il semble peu probable que le déficit structurel externe s’inversera complètement, indépendamment de toute transition harmonieuse quand le pays sort de la catégorie des PMA.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vulnérabilité exacerbée du Cap-Vert fait aussi penser à ce qu’on appelle le « paradoxe insulaire », caractéristique structurelle des PEID, qui les rend extrêmement vulnérables à un large éventail de chocs économiques tels que l’instabilité de la production, les fluctuations des termes de l’échange et les aléas météorologiques, et ce bien qu’ils aient un revenu par habitant relativement élevé. À cet égard, l’exemple du Cap-Vert confirme que les PEID ont des besoins spécifiques en matière de mesures spéciales d’appui visant à atténuer la vulnérabilité économique. Contre toute attente, le Cap-Vert a su montrer que travailler dur rapporte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je partage wth vous une belle vidéo sur le Cap Vert&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=35ziUDsMrWc&amp;amp;feature=c4-overview&amp;amp;list=UUt9...&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=35ziUDsMrWc&amp;amp;feature=c4-overview&amp;amp;list=UUt9...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2538 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/la-trajectoire-de-d%C3%A9veloppement-du-cap-vert-une-le%C3%A7on-pour-l%E2%80%99afrique#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Les chaînes de valeur mondiales: l’Afrique, usine du monde ?</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/les-cha%C3%AEnes-de-valeur-mondiales-l%E2%80%99afrique-usine-du-monde</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-06-28T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;28 Juin 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/outfittingclothingfirms-for-export_0.jpg?itok=NABqugP0&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;Les chaînes de valeur mondiales: l’Afrique, usine du monde ?&quot; title=&quot;Les chaînes de valeur mondiales: l’Afrique, usine du monde ?&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Pour opérer la transformation radicale qui pourrait permettre aux économies africaines de quitter la catégorie des pays à faible revenu pour celle des pays à revenu moyen, il faudrait qu’ils augmentent la valeur ajoutée aux produits issus de leurs immenses ressources naturelles et agricoles moyennant des activités de transformation et des activités manufacturières inhérentes au passage d’une économie principalement agricole à une économie principalement industrielle. Il est incontestable que les résultats relativement satisfaisants de la croissance en Afrique n’ont guère eu d’effets sur la pauvreté en raison, dans une grande mesure, de la diversification insuffisante des vecteurs de cette croissance et de la prédominance excessive des exportations de produits primaires. En outre, la croissance, au lieu de stimuler l’emploi mais a plutôt accentué les inégalités dans certains pays.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le fait qu’un véritable processus d’industrialisation ne s’est pas produit sur la plus grande partie du continent africain a privé l’Afrique de la possibilité de connaître un développement dynamique, diversifié et viable. Parmi les pays en développement, les pays asiatiques étant ceux qui ont connu les processus d’industrialisation les plus aboutis, ils offrent à l’Afrique un bon modèle de développement industriel. Certains types de politiques et programmes industriels qui ont bien marché en Asie pourraient être reproduits en Afrique, notamment par une utilisation intelligente des chaînes de valeur mondiales et des zones économiques spéciales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les opérations des chaînes de valeur mondiales touchent la division mondiale du travail dans les processus de production et ses effets connexes sur la répartition des revenus et des bénéfices entre les pays participants. En participant aux  chaînes de valeur mondiales, les économies africaines s’offriraient la possibilité d’échapper à la seule production de matières  premières et de créer des secteurs industriels dynamiques et compétitifs capables de transformer l’abondante production minières et agricole du continent africain. Ils s’offriraient en outre la possibilité de créer des emplois viables et de d’étendre la croissance au moment où de nouveaux marchés de produits à forte valeur ajoutée se développent tant sur le continent africain que dans les pays industrialisés ou émergents.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les zones économiques spéciales sont des zones particulières qui bénéficient de règlements et incitations économiques spécifiques qui les encouragent à organiser la production autour d’activités de transformation et de fabrication. Elles on joué un rôle important en Chine ou elles ont permis, au début des réformes, de transformer en une seule génération des villes côtières comme Shenzhen et Zhuhai en centres industriels. Dans le cadre de ses programmes de coopération pour le développement concernant l’Afrique, la Chine a mis en place des ZES en Algérie, au Botswana, en Egypte, en Ethiopie, à Maurice, au Nigeria en Tanzanie et en Zambie et a soutenu leurs activités.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les gouvernements africains accordent des conditions favorables aux investisseurs étrangers établis dans les ZES, en considérant que la création d’emplois et  les recettes d’exportations en bénéficieront. Au moment où la Chine est en train de devenir un pays nanti d’une production industrielle à forte valeur ajoutée, l’Afrique a tout à gagner à ce que des entreprises chinoises externalisent  des activités de transformation légère dans des ZES africaines. Sur la base d’estimations selon lesquelles la Chine pourrait exporter 85 millions d’emplois manufacturiers, les chaînes de valeur mondiales et les ZES ne pourraient qu’améliorer les chances de l’Afrique d’attirer sur son sol une bonne partie de ces emplois et d’inverser le rétrécissement relatif de son secteur manufacturier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stratégie d’industrialisation à long terme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le succès des chaînes de valeur mondiales, des ZES et d’autres initiatives d’industrialisation suppose la création d’un cadre favorable optimisant les capacités et moyens locaux, en particulier pour ce qui concerne l’infrastructure physique et sociale, le capital humain, l’innovation technologique, les systèmes financiers et la gouvernance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les gouvernements devraient en outre se munir de cadres pour atténuer les défaillances des marchés conformément à une politique industrielle vaste et inclusive. Un tel cadre faciliterait la pleine réalisation du potentiel du secteur privé des pays africains.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les importantes ressources inexploitées de l’Afrique et son abondante main-d’œuvre lui offrent des possibilités de développer son secteur privé et d’attirer des investissements privés capables de contribuer à sa diversification économique et de créer de la valeur ajoutée sur son sol. Au Maroc, l’industrie des phosphates s’est positionnée à toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production d’engrais à celle d’acide phosphorique et autres produits dérivés. La stratégie industrielle du Maroc s’est traduite dans des progrès soutenus en termes de croissance et de leadership, ainsi que dans un renforcement progressif des outils de production et une politique consistant à conclure des partenariats ambitieux de longue durée adossés à une politique financière prudente. L’Office chérifien des phosphates, qui ne comptait à sa création que quelques centaines d’employés et avait un chiffre d’affaires de trois millions de dollars, employait près de 20 000 personnes et avait gagné 43,5 milliards de dirhams marocains en 2010.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il faut aussi tenir compte de ce que les entrepreneurs des pays africains restent confrontés à des obstacles réglementaires et administratifs plus importants qu’ailleurs et doivent supporter des frais de transaction élevés qui compliquent leurs activités commerciales. Voilà autant d’obstacles et de contraintes que toute politique industrielle doit chercher à éliminer. Enfin, une intégration régionale plus poussée donnerait à l’Afrique la possibilité de résoudre certaines des difficultés auxquelles elle se heurte dans la recherche d’un développement industriel significatif et bénéfique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Importance stratégique des industries de transformation (notamment l’agro-alimentaire) dans la politique industrielle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La création d’industries agro-alimentaires peut aider de nombreux Africains habitant les zones rurales à sortir de la pauvreté en leur offrant de nouvelles possibilités d’emplois qui leur permettraient d’accroître leurs revenus. S’agissant de l’adéquation de la politique industrielle, les puissants liens qui pourront se créer en amont et en aval des activités manufacturières et agro-alimentaires contribueront à stimuler les investissements dans le secteur manufacturier ainsi que l’emploi et la production dans ce secteur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A titre d’exemple, les politiques mises en œuvre en Egypte pour accroître la production textile ont entraîné des augmentations de valeur ajoutée en 2011, soit 5,6% du PIB, 27% de la production industrielle et 18% du produit intérieur pour les produits primaires non pétroliers. De son coté, l’industrie éthiopienne du café fait vivre 15 millions de personnes et représente environ 10% du PIB de l’Ethiopie en dépit du fait que seules les opérations de lavage, de tri et de classification sont majoritairement effectuées sur place. On ne peut qu’imaginer ce que seraient ces chiffres si les activités génératrices de valeur ajoutée effectuées dans le pays étaient plus nombreuses.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il importe d’ajouter que ce rôle stratégique du secteur manufacturier dans la politique industrielle de l’Afrique devrait s’appuyer sur les technologies et l’innovation qui sont des facteurs essentiels de transformation et de développement économiques. Les activités manufacturières pourraient bien, dans le sillage de la puissante révolution introduite dans la région par les technologies de l’information et de la communication (TIC), être une source importante d’innovation technologique dans les économies africaines et ouvrir la voie à la diffusion de nouvelles technologies dans d’autres secteurs. Divers exemples venant entre autres du Kenya, de la Tunisie et du Rwanda montrent que le fait d’investir dans les TIC et ses vecteurs favorise les synergies et le partage rapide et cohérent de l’information. Le technoparc d’El Ghazala, en Tunisie, et l’iHub du Kenya comptent sur leurs sites plus de 200 entreprises parmi lesquelles se trouvent des filiales d’entreprises de TIC telles que Microsoft et Google.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aussi important que soit le rôle du secteur manufacturier dans la transformation et le développement des économies  africaines, il importe aussi que les décideurs africains  ne recherchent pas l’industrialisation au détriment du secteur agricole.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La politique industrielle doit viser à intégrer les zones rurales dans l’économie globale et à leur permettre de contribuer au développement industriel, éventuellement en augmentant la création de valeur ajoutée dans le secteur agro-industriel et en fabricant un plus grand nombre de produits de consommation susceptibles d’optimiser la compétitivité des entreprises locales dans les chaînes de valeur mondiales et les marchés extérieurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le secteur de la fabrication de l’huile d’olive, en Afrique du Nord, illustre bien les possibilités d’intégrer le monde rural dans l’économie globale par le biais de chaînes de valeur mondiales. L’acquisition de nouvelles compétences pour les opérations finales de la chaîne d’approvisionnement permettra à la sous-région de créer des avantages concurrentiels durables. Certains pays d’Afrique du Nord envisagent de prendre des mesures concernant la gestion des marques, la mise au point de nouveaux produits médicaux et cosmétiques ainsi que le contrôle de la chaîne de distribution. Il est souhaitable que la mise en œuvre de ces stratégies permette de poursuivre plus avant les efforts d’intégration régionale et d’élaborer des stratégies nationales cohérentes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La promotion des chaînes de valeur mondiales devrait s’appuyer sur les complémentarités entre l’agriculture et l’industrie et tenir compte de la contribution possible du développement agricole à la création d’un secteur industriel compétitif. Etant donné la prédominance de l’agriculture dans la structure économique de nombreux pays africains, ce secteur restera une source importante pour l’acquisition des devises  nécessaires pour financer l’importation des intrants intermédiaires dont les industries de ces pays ont besoin. La politique industrielle doit régler une difficulté majeure, y compris  sa propre application moyennant la création de ZES, ainsi que le point de savoir comment s’y prendre pour créer des liens de solidarité mutuelle entre les secteurs économiques industriels et non industriels.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diversification économique et industrialisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A l’heure actuelle, les importantes ressources agricoles et naturelles de l’Afrique sont exploitées ou exportées pour l’essentiel à l’état brut, la valeur ajoutée aux produits de base exportés étant faible, voire nulle. Certaines de ces ressources naturelles sont des biens irremplaçables ou non renouvelables qui sont généralement exploités  généralement avec un minimum de liens avec les autres secteurs économiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’émergence des chaînes de valeur mondiales en tant que vecteurs de diversification économique et bases d’un développement industriel fondé sur les ressources arrive au bon moment étant donné la demande croissante de produits issus des ressources naturelles africaines ainsi que l’essor de la croissance urbaine et de la demande de produits de consommation transformés en Afrique. Il faudrait cibler les marchés locaux et régionaux à titre prioritaire. Quoi qu’il en soit, une accélération du développement industriel par le biais de la diversification des exportations pourrait contribuer à un essor des échanges commerciaux entre les pays africains et entre l’Afrique et le reste du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Création d’emplois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le fait que six des dix pays du monde qui connaissent la croissance économique la plus rapide se trouvent en Afrique (RDC, Ethiopie, Ghana, Mozambique, Tanzanie et Zambie) et ont un taux de croissance d’au moins 7% a été largement commenté. Toutefois, tout indique à ce stade que la croissance observée dans la région n’a pas entraîné une création massive d’emplois. Dans le cadre du processus de transformation structurelle, les pays africains devraient prendre des mesures ciblées aux niveaux national et régional pour instaurer entre différents acteurs des liens concernant la production et les échanges commerciaux,  ainsi que des synergies tout au long de la chaîne de valeur du secteur agro-alimentaire moyennant des incitations en faveur des investissement dans le secteur privé et de la compétitivité de ce secteur. De même que les ZES, qui ont été créées récemment un peu partout en Afrique, le passage de la production de produits primaires à un secteur d’activités agro-alimentaires moderne et intégré favorisera indubitablement la création d’emplois et la réduction de la pauvreté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des éléments préliminaires d’information concernant certaines ZES africaines montrent que ces dernières créent effectivement des emplois et que leurs employés sont en moyenne mieux payés que ceux qui n’y travaillent pas. Au niveau macro-économique, leurs effets sur l’emploi ne se font sentir que dans un petit nombre de pays. L’Ethiopie offre probablement un bon exemple de ce qu’il faudrait faire, sachant que ce pays, qui  donne la priorité au développement des activités manufacturières, en particulier au secteur du cuir dans le cadre de son programme de transformation économique, a récemment obtenu un important investissement d’une grande entreprise chinoise fabricant des chaussures de marque pour les marchés des Etats-Unis et de l’Union européenne. Le site de production se trouve dans une ZES des environs d’Addis-Abeba. On estime que les chaînes de valeur mondiales et les ZES-IED ont permis de créer  plus de 25 000 emplois dans le pays.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La zone franche du Ghana est également un bon exemple : on y trouve des entreprises telles Nestlé et L’Oréal et, à la date de 2012, elle avait créé 30 000 emplois dont 1000 seulement étaient occupés par des expatriés. Au Maroc, la zone franche de Tanger, créée il y a une dizaine d’années, avait dès la fin de 2010 déjà attiré quelque 522 entreprises, reçu 830 millions de dollars sous forme d’investissements  et créé plus de 50 000 emplois directs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parmi les principales mesures à prendre pour permettre aux chaînes de valeur mondiales de devenir effectivement des outils utiles de développement industriel et de transformation économique en Afrique, il faut notamment éliminer les problèmes de mauvaise gouvernance liés  à des lacunes institutionnelles, au manque d’infrastructures et à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et disciplinée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que l’industrialisation tirée par les chaînes de valeur mondiales et les ZES a contribué à accroître les exportations et l’emploi dans des pays tels que la Malaisie, la Thaïlande, l’Indonésie et le Vietnam et a transformé la Chine et la Corée du Sud en géants industriels, les  expériences africaines en matière de politique industrielle ont été largement décevantes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La plupart des économies africaines continuent de reposer sur la production de produits primaires et l’exportation de produits agricoles et miniers tandis que le continent africain reste la région la moins industrialisée du monde. Pour que la viabilité et le succès des chaînes de valeur mondiales et des ZES de l’Afrique offrent de beaux exemples de progrès industriel  et de transformation structurelle comme en Asie, il faut appliquer des politiques volontaristes. Il faut en particulier mettre en œuvre de toute urgence des stratégies industrielles tendant à éliminer les contraintes entravant la fabrication de produits à valeur ajoutée et la transformation économique, à savoir les lacunes infrastructurelles, l’irrégularité de l’approvisionnement énergétique, le sous-développement et l’inefficacité du secteur privé ainsi que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2537 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/les-cha%C3%AEnes-de-valeur-mondiales-l%E2%80%99afrique-usine-du-monde#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>L’Afrique a besoin de transformations structurelles et non d’ajustements structurels</title>
 <link>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/l%E2%80%99afrique-besoin-de-transformations-structurelles-et-non-d%E2%80%99ajustements-structurels</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-publishing-date field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span  property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-04-30T00:00:00+03:00&quot; class=&quot;date-display-single&quot;&gt;30 Avril 2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blog-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://archive.uneca.org/sites/default/files/styles/blog_post/public/BlogImage/structural-transformation2_2_0.jpg?itok=2o6IeRcl&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;245&quot; alt=&quot;L’Afrique a besoin de transformations structurelles et non d’ajustements structurels&quot; title=&quot;L’Afrique a besoin de transformations structurelles et non d’ajustements structurels&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;La raison motivant l’essentiel du discours actuel sur « le moment africain » et « le réveil de l&#039;Afrique » est évidente. Certaines des économies à très forte croissance dans le monde sont africaines. L’Afrique a montré une relative fermeté pendant cette période de crise économique. Alors que la croissance mondiale a baissé de 2,7 % l’année dernière, l’inverse a été constaté en Afrique qui a enregistré une croissance de 5 %. Il est à noter que toutes nos sous-régions ont connu une croissance plus forte que la moyenne mondiale, le taux le plus élevé étant de 6,3 % et le plus bas de 3,5 %. Ces performances sont dues à plusieurs facteurs, notamment une meilleure gestion macroéconomique, l&#039;augmentation des exportations de ressources naturelles et l’émergence d’une classe moyenne. Il y a maintenant à Lagos un marché de consommateurs plus grand que celui de Mumbai, et les dépenses des ménages du continent dépassent celles de l&#039;Inde et de la Russie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Cette croissance que l’Afrique a connue n’est cependant pas suffisante. Elle est bien en deçà des 7 % qui sont le minimum nécessaire requis pour doubler les revenus moyens en l’espace d’une décennie. Cela est dû en partie au fait qu’un trop grand nombre de nos économies restent tributaires de la production et de l&#039;exportation de produits primaires. Trop nombreuses sont celles qui sont inégales. Alors que nous nous félicitons de ce que sept de nos pays figurent dans les dix premiers au plan de la croissance au monde, il ne faut pas non plus oublier qu’il y en a un nombre similaire parmi les dix premières économies mondiales où les inégalités sont les plus marquées. En effet, trop de gens sont victimes de la faim et vivent dans une pauvreté continue.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Permettez-moi de faire un détour inhabituel par l&#039;Asie avant d’aborder les questions dont nous sommes saisis aujourd&#039;hui. Même si nous sommes conscients des divers conflits qui frappent l’Asie, nous avons tendance à les regarder de façon isolée. Ainsi, aux Philippines, nous savons qu’il y a des conflits sur l’île de Mindanao, en Malaisie une insurrection à Sabah, des incidents frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge et bien d’autres. Même l’Inde en pleine émergence est confrontée à la rébellion naxalite et doit s’occuper de problèmes au Cachemire, tandis que la Corée du Sud partage une frontière avec un État frère belligérant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Malgré l’ampleur généralisée de tous ces conflits en Asie, la région n&#039;est pas qualifiée d’instable mais est considérée comme un facteur dynamique de la croissance mondiale. Laissez-moi vous donner juste deux exemples: il y a eu, en 2009, 29 actes de piraterie au large des côtes somaliennes contre environ 150 dans le détroit de Malacca en 2005. Cela n’a pourtant pas été synonyme de perception négative généralisée des perspectives économiques de l&#039;Asie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;À noter dans un contexte similaire que malgré son climat des affaires instable, le Pakistan est le deuxième exportateur de textile du monde.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;C’est vrai qu’il y a des conflits en Afrique: au Mali, dans la région des Grands Lacs, au Soudan et en Somalie, mais ce sont les restes d’une tendance à la baisse du nombre de conflits. En d&#039;autres termes, bien que les conflits en Afrique soient en diminution et que leur nombre soit inférieur à ceux en Asie, l&#039;Afrique est encore globalement perçue comme un continent en proie aux crises et un endroit où il est risqué de faire des investissements.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Il y a plusieurs façons de définir la transformation structurelle mais le sens auquel je l’entends ici est « &lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: inherit; font-style: italic; font-variant: inherit; font-weight: inherit; line-height: inherit;&quot;&gt;un transfert massif de ressources d&#039;un secteur à un autre du fait de changements intervenus au niveau des fondamentaux et des politiques économiques &lt;/em&gt;». Concrètement, cela signifie un changement de la composition sectorielle du produit intérieur brut, la part du secteur primaire en termes d&#039;emploi et de production allant à l&#039;industrie et à des services modernes. Cela suppose également une utilisation plus grande des technologies et une meilleure productivité dans tous les secteurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;L&#039;Afrique veut la transformation structurelle et non des ajustements structurels et l&#039;industrialisation est indispensable à cet objectif. L’industrialisation contribuera à créer des emplois, à augmenter les revenus et à permettre la diversification, notamment celle des exportations. L’expérience d’autres régions le montre clairement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;L&#039;Afrique s’est essayée à l&#039;industrialisation auparavant. Dans les années 60 et 70, l’Afrique, devenue indépendante, a imité d’autres régions du monde en choisissant une industrialisation fondée sur la substitution de produits nationaux par des importations. Cette tentative a donné de bons résultats mais qui ont été enfin de compte compromis par les limites du modèle et l’économie politique mondiale. C&#039;est pourquoi l&#039;Afrique doit aujourd&#039;hui prendre en compte aussi le contexte mondial actuel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;À cet égard, l&#039;industrialisation fondée sur les produits de base constituerait une démarche présentant des chances de succès. Ainsi, au lieu de  gaspiller nos énergies à tenter de diversifier les produits de base, nous devrions privilégier leur utilisation en tant que moteurs efficaces de l&#039;industrialisation. Outre les avantages significatifs de l&#039;industrialisation, une approche fondée sur les produits de base offre immédiatement des possibilités de création de valeur ajoutée sans compter les nombreuses possibilités d&#039;exploiter les liens en amont et en aval. Etant donné la prédominance des chaînes de valeur mondiales et la concurrence intense qui s’exerce en matière de coûts dans le commerce des produits manufacturés, l&#039;Afrique peut trouver un accès au secteur industriel grâce à son énorme base de produits primaires et de ressources naturelles. Le fait que les agro-industries sont déjà un des secteurs de la transformation les plus développés sur le continent est la preuve que cette démarche peut fonctionner.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Toutefois, réussir dans cette entreprise ne sera pas facile. Il faudra une solide base de connaissance de la structure de l&#039;industrie et des chaînes de valeur mondiales. En effet, nos économies doivent continuellement investir dans le savoir, les compétences, la technologie et l’innovation. Il faut bien comprendre le paysage commercial, notamment les obstacles et les régimes préférentiels. Par-dessus tout, la stimulation du commerce intra-africain reste une absolue nécessité pour créer les marchés nécessaires au succès de l’industrialisation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Au moment où nous célébrons le cinquantième anniversaire de la création de l&#039;OUA, nous devrions commencer à réfléchir au genre de société que nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants. Une vision aussi claire de l’avenir doit également s’accompagner d’une compréhension tout aussi claire de notre expérience de l’histoire, du contexte actuel et des politiques requises pour atteindre nos objectifs dans un environnement mondial en pleine mutation. C&#039;est à cet égard que la CEA se réjouit d’œuvrer de concert avec la Commission de l&#039;Union africaine et la Banque africaine de développement sur une philosophie de  «l&#039;Afrique à l’horizon 2063». Nous espérons que ce processus bénéficiera des apports de plusieurs constituants vitaux, notamment de nos dirigeants. &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: inherit; font-size: inherit; font-style: inherit; font-variant: inherit; font-weight: bold; line-height: inherit;&quot;&gt;Que faut-il donc faire pour apporter des transformations structurelles en Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;À mon avis, le point de départ est un leadership qui fournit une vision claire et mobilise tous les secteurs de la société pour soutenir l&#039;impératif de développement. Nous devons changer nos approches,  attitudes et priorités. Nous devons favoriser le développement d’une population très instruite, en bonne santé et qualifiée qui puisse assimiler la technologie et mettre en place l&#039;infrastructure indispensable au progrès. De même, nos États doivent renforcer les capacités de nos administrations publiques pour qu’elles soient en mesure d&#039;entreprendre une planification dynamique à long terme et assurer la coordination des activités économiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Au plan financier, nous devons commencer à prêter davantage attention à la mobilisation des ressources intérieures alors que nous accélérons le rythme de l&#039;intégration régionale de façon à engranger de plus grandes économies d&#039;échelle. Il nous faudra de plus en plus de données plus robustes et de meilleurs systèmes statistiques afin de mieux évaluer et suivre les progrès.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;En effet, la poursuite de la transformation structurelle exigera que nous tirions un meilleur parti des atouts économiques de l&#039;Afrique et fassions en sorte que tous les secteurs de la société, en particulier les femmes et les jeunes, jouent le rôle qui leur revient.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;L’objectif de la CEA pour l’avenir serait de travailler en étroite collaboration avec les États membres pour réaliser le programme de transformation de l&#039;Afrique. La CEA repensera de façon rigoureuse les domaines de recherche où ses travaux peuvent faire une différence. En d&#039;autres termes, nous ferons porter nos efforts sur nos avantages comparatifs et nous ne ferons pas ce que d&#039;autres institutions peuvent faire mieux. Nous soutiendrons les États membres dans les efforts qu’ils déploieront pour faire appliquer des politiques macroéconomiques axées sur la croissance et  rétablir la planification du développement. Cela passera par la production de données de qualité faisant appel aux dernières technologies, dont la téléphonie mobile et les systèmes d’information géographique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; font-family: Georgia; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: 1.5em; text-align: justify; color: #4c4845; letter-spacing: -0.22499999403953552px; orphans: auto; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Le maître mot à la CEA à l’avenir sera «l&#039;Afrique d&#039;abord». Cela signifie que les intérêts de ce continent passeront avant tout, dans tout ce que nous ferons. Cela signifie aussi que nous aborderons les questions nouvelles et autres du point de vue de leurs incidences sur l’Afrique. Nous devons conduire le processus de transformation structurelle selon notre propre philosophie et nos propres priorités. Nous devons faire connaître notre histoire et pour ce faire, nous devons produire nos propres données et nos propres statistiques. Voilà l&#039;approche qui déterminera nos partenariats dans tous les domaines alors que nous cherchons à favoriser la cohérence et à renforcer l’incidence de nos activités. Le temps d’agir est venu et si nous ne prenons pas de mesures immédiates, cette fenêtre d’opportunités risque de ne plus s’ouvrir pendant toute la prochaine génération.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 15 Jan 2015 13:32:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>unecasetup</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">2536 at https://archive.uneca.org</guid>
 <comments>https://archive.uneca.org/fr/es-blog/l%E2%80%99afrique-besoin-de-transformations-structurelles-et-non-d%E2%80%99ajustements-structurels#comments</comments>
</item>
</channel>
</rss>
